Bush réaffirme son soutien à Olmert

C’est le début de la lune de miel pour le président américain George W.Bush et le Premier ministre israélien Ehud Olmert.
À l’issue de sa première visite à la Maison-Blanche, le nouveau chef du gouvernement israélien ne rentrera pas les mains vides.
En effet, c’est un soutien sérieux que lui a apporté mardi dernier le président américain George W. Bush, qui s’est déclaré ouvert à une idée pour le démantèlement de colonies en Cisjordanie. Il lui a même promis une aide américaine en cas d’attaque iranienne contre l’Etat hébreu.
En retour, M.Olmert a promis qu’il épuiserait "tous les moyens" de parvenir à une résolution négociée du conflit israélo-palestinien passant par la création d’un Etat palestinien.
George Bush a accueilli avec prudence les propositions "audacieuses" de son hôte sur la Cisjordanie qui, a-t-il dit, «pourraient constituer une étape importante vers la paix».
Des marques d’ouverture aussi claires de la part de Bush étaient tout sauf acquises avant la rencontre. Les déclarations d’Olmert lors de la campagne victorieuse avant les élections ont fait craindre à l’administration américaine que le Premier ministre ne lance, sans négocier avec les Palestiniens, une entreprise qui reviendrait à fixer d’autorité les frontières israéliennes. Un règlement «ne sera trouvé que sur la base de modifications approuvées mutuellement» et aucune partie ne doit préjuger du résultat des négociations, a prévenu M.Bush.
Le plan d’Olmert prévoit qu’en l’absence d’un partenaire palestinien "crédible", Israël procédera à un retrait unilatéral en Cisjordanie, en démantelant des dizaines de petites colonies dont les habitants seront "regroupés" dans les grands blocs d’implantations appelés à être annexés au territoire israélien.
Le ministre de la Justice Haim Ramon s’est félicité à la radio publique que le président Bush ait «adopté dans ses grandes lignes» le plan Olmert. «Nous allons consacrer l’année qui vient à vérifier s’il est possible de mener des négociations avec le chef de l’Autorité palestinienne Abou Mazen (Mahmoud Abbas)», a réaffirmé M.Ramon.
Du côté palestinien, le porte-parole du cabinet palestinien dirigé par les islamistes du Hamas, Ghazi Hamad, a affirmé que M.Olmert "ment". «Le programme politique d’Israël est clair : ils veulent créer un Etat purement juif. Il n’est pas intéressé par l’établissement d’un Etat palestinien et veut contrôler 35% de la Cisjordanie, considérer le mur comme une frontière et maintenir des colonies», a-t-il dit, en accusant le Premier ministre de refuser de «s’asseoir à la table des négociations».
Nabil Abou Roudeina, porte-parole du dirigeant palestinien Mahmoud Abbas, a pour sa part jugé «peu encourageantes» les déclarations d’Ehud Olmert qui veut «tenter de changer la "feuille de route"». «Son projet n’est pas clair, alors que nous maintenons que l’Autorité palestinienne et l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine) sont prêtes à entamer des négociations immédiatement sur la base de la "feuille de route"», a ajouté le porte-parole.


 Pour Washington, le Hamas doit changer


«J’ai garanti au Premier ministre que notre position est constante et forte: le Hamas doit changer». Telles étaient les paroles du président Bush. Pour sa part, le porte-parole de la Maison-Blanche, Tony Snow, a déclaré, lors d’une interview sur CNN, que : «Nous souhaitons nous assurer qu’Olmert entame des discussions sérieuses avec son homologue palestinien». «Il est impuissant. Il est désarmé. Il est même incapable de faire cesser ne serait-ce que les actes terroristes perpétrés entre Palestiniens», a-t-il ajouté. L’entretien de la Maison-Blanche a permis aux Etats-Unis et à Israël de réaffirmer que le Hamas devait renoncer à la violence, reconnaître Israël et accepter les accords conclus dans le cadre du processus d’Oslo s’il veut être traité en partenaire de négociations.

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