Carla Bruni, la première Dame qui murmure aux oreilles des Français

Carla Bruni, la première Dame qui murmure aux oreilles des Français

Jusqu’à la dernière minute avant les départs en vacances, Carla Bruni crée l’événement. Etait-ce par une courtoise sympathie ou par un simple calcul publicitaire, elle a profité de la réception donnée par Nicolas Sarkozy à des membres du gouvernement pour leur offrir un exemplaire dédicacé de son dernier album intitulé «Comme si de rien n’était». L’affaire était suffisamment sérieuse pour faire l’objet d’une communication gouvernementale. Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel déroule un argumentaire estival : «Mme Carla Bruni a eu l’occasion de faire un petit cadeau aux ministres qui n’avaient pas encore téléchargé son album, de manière à ce qu’ils puissent partir en vacances en bonne compagnie».
A la sortie de cette réception, certains ministres, la mine hilare, montraient ostensiblement l’album en question tandis que d’autres se livraient au jeu du commentaire musical le plus élogieux. Tous savaient qu’une telle posture avait beaucoup de chance d’avoir sinon des retombées du moins un écho politique certain.
L’autre événement touchant Carla Bruni concerne les vacances présidentielles de cet été. Nicolas Sarkozy, comme la grande majorité des Français, passe ses vacances chez sa belle famille, dans la résidence de la famille Bruni-Tedeschi au Cap Nègre, situé à quelques encablures du Fort Brégançon, une des résidence d’été du chef de l’Etat.
Carla Bruni Sarkozy avait submergé l’actualité de ces dernières semaines grâce en partie à la sortie de son album prévu de longue date, bien avant son mariage avec Nicolas Sarkozy. Les observateurs politico-mondains étaient saisis d’une grande curiosité de savoir comment la première Dame de France allait faire la part des choses entre son statut officiel et contraignant et sa carrière d’artiste rêveuse et délurée.
Dans son rapport avec les médias, Carla Bruni avait fait montre d’un savoir-faire et d’une maîtrise extrêmement précieuse. Une tribune offensive dans le Journal «Le Monde» pour prendre la défense de son époux après la délirante histoire du SMS prétendument envoyé à Cecilia «si tu reviens, j’annule tout», une interview séductrice dans le magazine «L’Express» pour expliquer sa personnalités et ses perspectives, un parachutage ciblé dans le journal de la gauche caviar «Libération» pour dire qu’elle demeure de manière épidermique de gauche et un entretien tout en murmures dans le journal de Claire Chazal sur TF1. La présence de Carla Bruni dans les médias était tellement encadrée que beaucoup n’ont pas hésité à décrire Carla Bruni comme l’unique stratégie de communication de Nicolas Sarkozy pour reconquérir l’amour perdu des Français. Carla Bruni clôture sa communication avant la trêve estivale par une interview au magazine glamour américain «Vanity Fair» qui lui consacre un portrait et des photos inédites sur six pages à paraître ce vendredi. Dans ce portrait que le magazine amércain avait sous-titré avec ce jeu de mot «Liberté Egalité Nudité» après avoir posé la question «Carla Bruni serait-elle la nouvelle Jackie Onassis ?». L’ensemble du portrait est dans cette veine : «Les Français pourraient ne pas aimer leur président Nicolas Sarkozy, mais ils semblent sous le charme de son épouse Carla Bruni….» De son propre aveu, Carla Bruni aimerait être comparée à Jackie Kennedy : «Elle si jeune et moderne et bien sûr qu’inconsciemment, j’aurais tendance à me voir davantage en Jackie Kennedy que, par exemple, en Madame de Gaulle, qui ressemblait davantage à la femme française classique derrière son mari». Et Carla Bruni d’enfoncer le clou de la comparaison jusqu’au cliché ravageur : «Il y a une photographie de Mme de Gaulle servant de la soupe à son mari. Je sers aussi de la soupe à mon mari quelques fois mais je ne voudrais pas être photographiée de cette façon». Dans ses confidences à «Vanity Fair», Carla Bruni explique la lourdeur de sa tâche et revient indirectement sur d’anciennes déclarations qui, à la lumière de son nouveau statut choquent : «Etre première dame impose d’apprendre un code (…) Quand vous écrivez des chansons et que vous dites : J’aime la polygamie, ah! ah! ah! cela a peu d’importance et ne compte pas. Mais si vous êtes première Dame et que vous dites : J’aime le Coca-Cola Light, c’est un drame. Je dois faire attention à tous les détails et c’est nouveau pour moi».

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