Chavez veut faire équipe avec Loukachenko

Le président vénézuélien Hugo Chavez a fait part lundi à Minsk sa "solidarité" à son "ami" bélarusse, le président Alexandre Loukachenko, auquel les occidentaux reprochent de bafouer la démocratie dans son pays, et lui a proposé de fonder "une équipe combative". «Ici, je me suis fait un nouvel ami et nous devons fonder une équipe ensemble. Ce sera une équipe combative», a affirmé au début de la rencontre M.Chavez, connu pour ses discours aux accents anti-américains. «Je vous suis reconnaissant pour votre solidarité et nous sommes venus ici pour vous exprimer notre solidarité», a-t-il ajouté, Alexandre Loukachenko, réélu en mars au terme d’un scrutin jugé non démocratique à l’Ouest, étant interdit de séjour dans l’Union européenne. Il est aussi qualifié de "dernier dictateur d’Europe" aux Etats-Unis. «Nous pouvons fonder une équipe de football, de hockey et de basket-ball, n’importe quelle équipe», a répliqué M.Loukachenko, lui-même grand amateur et joueur de hockey.
«Vous êtes un homme ayant de grandes connaissances. Vous connaissez bien l’économie non seulement du Venezuela, mais aussi du Bélarus, vous vous y connaissez bien en activités militaires et en industrie militaire, cela me plaît et suscite un espoir de bonnes perspectives de coopération entre nous», a ajouté le président bélarusse. Il s’agit de la première visite au Bélarus d’un président vénézuélien. M.Chavez doit également se rendre à l’Académie militaire bélarusse ainsi que dans une unité des forces du ministère bélarusse de l’Intérieur. Le président vénézuélien est arrivé dimanche soir dans la capitale bélarusse en provenance d’Argentine où il avait assisté vendredi au sommet des présidents des pays du Mercosur, le marché commun sud-américain. M.Chavez, allié du président cubain Fidel Castro dans un front anti-américain et dont les accents anti-impérialistes exaspèrent Washington, a entrepris de faire une grande tournée à l’étranger qui doit le conduire également en Russie, en Iran et au Vietnam. Il est attendu mardi à Moscou, où il doit signer un contrat pour l’achat de 30 avions de chasse russes Sukhoï et de 30 hélicoptères russes pour plus d’un milliard de dollars et vient chercher un contrepoids à la puissance américaine.

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