Colin Powell en Irak

Colin Powell en Irak

Une escale à Koweït et c’était parti. Alors qu’une dernière attaque des résistants irakiens, faisant au moins 1 mort américain et 16 blessés, venait d’être menée. Colin Powell s’est rendu dimanche en Irak pour la première fois depuis le début du conflit. Mission : soutenir l’administrateur américain Paul Bremer et les autorités provisoires irakiennes. Confronté à une recrudescence de la violence en Irak sur fond de manoeuvres diplomatiques à l’Onu, Powell est arrivé dans la capitale irakienne au lendemain d’une réunion infructueuse des cinq membres permanents du Conseil de sécurité sur l’avenir de l’Irak à Genève. Aucun consensus ne s’est dégagé samedi de la réunion des chefs de la diplomatie des cinq Etats disposant d’un siège de membre permanent au Conseil de sécurité – Etats-Unis, Chine, Russie, France et Grande-Bretagne – sur les modalités de la reconstruction politique de l’Irak. Tous ont décidé de reprendre les discussions la semaine prochaine au siège de l’Onu, à New York.Après une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères irakien, Hoshiyar Zebari, Powell s’est déclaré optimiste quant à une amélioration de la situation sur le terrain. «La nouvelle menace, ce sont les terroristes qui tentent de s’infiltrer dans le pays avec l’objectif de perturber ce processus plein d’espoir (visant à ramener la démocratie en Irak), et nous ne les laisserons pas faire», a-t-il déclaré. Confronté à une dizaine d’attaques quotidiennes contre leurs soldats et à la hausse exponentielle du coût de l’occupation, les Etats-Unis cherchent à faire adopter par le Conseil de sécurité une nouvelle résolution qui encadrerait le déploiement de nouvelles troupes étrangères en Irak. Environ une heure avant l’arrivée de Powell à Bagdad, un soldat américain a été tué et trois autres blessés par l’explosion d’une bombe placée au bord d’une route à Falloudja, point chaud de la résistance à l’occupation américaine situé à l’ouest de la capitale. Cette attaque porte à 72 le nombre de soldats américains tués en Irak depuis le 1er mai, date officielle de la fin des combats décrétée par le président George Bush. Et comme chaque jour, de nombreux Irakiens se sont rassemblés devant le QG de l’administration américaine pour exprimer leur colère et réclamer de l’aide. «Dites (à Powell) que rien n’a changé. C’était mieux sous Saddam», a déclaré Mushtak Talib, ancien soldat de 28 ans aujourd’hui au chômage. «Nous avons besoin de travailler pour survivre. Mais les Américains ne nous écoutent pas. La guerre n’a rien fait pour nous».

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