Conférence d’Annapolis : Une lueur d’espoir

Conférence d’Annapolis : Une lueur d’espoir

L’année 2007 a été marqué par plusieurs évènements de taille parmi lesquels figure le processus de paix au Proche-Orient. Ainsi, la Conférence d’Annapolis a été l’occasion pour les autorités palestiniennes et israéliennes de s’engager devant la communauté internationale à reprendre les négociations de paix bloquées depuis près de sept ans. Cette réunion a initié un nouveau cycle diplomatique, politique mais aussi économique. Annapolis a aussi inauguré un nouvel espoir pour parvenir à un accord sur la création d’un Etat palestinien indépendant et viable.
Pour le Président palestinien, Mahmoud Abbas, Annapolis représentait «une chance historique d’ouvrir un nouveau chapitre» au Proche-Orient . Palestiniens et Israéliens s’étaient engagés à déployer tous les efforts possibles pour parvenir à un accord avant la fin de 2008. Cela dit, les Israéliens avaient laissé entendre que l’objectif d’un accord pendant la dernière année de mandat du président Bush ne serait peut-être pas atteint. «Nous n’essayons pas de prétendre que cela peut être fait en une semaine ou en un an, mais il faut bien commencer quelque part» avait indiqué le Premier ministre israélien, Ehud Olmert.  Américains, Palestiniens et Israéliens se sont mis d’accord pour se retrouver, en janvier 2008, à Moscou pour un mini-sommet afin d’examiner les problèmes relatifs au plateau du Golan et, peut-être, aussi les rapports avec le Liban. Mais les questions épineuses pour obtenir une victoire du côté palestinien restent nombreuses que ce soit le sort des réfugiés palestiniens, la délimitation des frontières, le sort de Jérusalem et des Lieux Saints. La Conférence d’Annapolis n’est pas une fin en soi mais le début d’une solution viable dans la durée de deux Etats indépendants vivant en paix dans une région des plus instables au monde.
Pour l’instant, les négociations de paix sont à nouveau entravées par les implantations juives à Jérusalem. Tant que l’Etat hébreu n’aura pas accepté de geler ses implantations, les Palestiniens refuseront d’examiner les questions de fond. Les Palestiniens ont fustigé ces dernières semaines la poursuite des programmes de construction dans les implantations, faisant valoir qu’elle contredisait l’exigence d’un «gel des activités de colonisation» inclus dans la Feuille de route, le dernier plan de paix international, adopté en 2003, mais resté jusqu’à présent lettre morte. Côté israélien, les négociateurs ont rétorqué que la Feuille de route, ressuscitée lors de la Conférence de paix d’Annapolis, demandait également aux Palestiniens de mettre au pas leurs activistes en Cisjordanie ainsi que dans la bande de Gaza. A l’heure actuelle, M. Abbas avoue ne pas comprendre pourquoi Israël se livre à une activité de colonisation effrénée pendant les négociations sur le règlement final.

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