Contrat-jeunes : usines d’Airbus, gare parisienne et grands axes bloqués

Dans la nuit de mercredi à jeudi, une centaine de manifestants contre le contrat première embauche (CPE) ont bloqué pendant deux heures un convoi de tronçons du super-jumbo du constructeur européen, l’A380, au dehors de l’usine d’assemblage, près de Toulouse.

Ils ont été délogés par les forces de l’ordre sans violences.

Jeudi matin, des étudiants et syndicalistes, dont certains salariés du groupe européen, ont bloqué à leur tour des accès à une autre usine d’Airbus  dans la même région, avec des barrages sur les routes.

A Paris, le trafic a été interrompu jeudi matin à la gare de l’Est, qui dessert l’Est de la France et de l’Europe, par une cinquantaine de manifestants  qui ont bloqué les voies.

Par ailleurs, des barrages routiers ont été établis en différents endroits  de France, provoquant des dizaines de kilomètres d’embouteillages.

Dans la région de Marseille (sud-est), plusieurs grands axes autoroutiers  ont été bloqués, dont celui menant à Lyon (centre-est).

Des blocages de routes ont également été mis en place à Grenoble et à Chambéry, dans les Alpes.

Dans l’ouest, des manifestants filtraient les entrées des villes de Nantes et de Rennes, d’autres bloquaient le pont reliant l’île touristique d’Oléron au continent.

A Limoges (centre), la circulation était paralysée par des barrages.

Le principal syndicat étudiant, l’Unef, avait appelé mercredi à intensifier  les blocages de routes, de trains et d’objectifs économiques pour faire  pression sur le gouvernement et obtenir l’annulation du CPE.

Les détracteurs de ce contrat lui reprochent de plonger la jeunesse dans la précarité. Le CPE est l’objet d’une fronde sociale grandissante qui met à mal le gouvernement de Dominique de Villepin et le président Jacques Chirac.

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