Côte d’Ivoire : La guerre ou la paix

«Je pense que nous sommes dans une ligne de sortie, ou bien on en sortira par la paix, ou bien on en sortira par la guerre» a lancé Laurent Gbagbo dans une interview à la radiotélévision d’Etat (RTI), diffusée lundi soir. «Je dis aux gens de Bouaké que cette semaine on arrivera, soit en signant la paix, soit en faisant la guerre. Mais nous ne pouvons plus attendre au-delà de cette semaine» a-t-il averti alors que les médiateurs de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest continuaient leurs consultations séparées sur le terrain.
Le chef d’Etat ivoirien a aussi indiqué avoir ordonné à ses troupes de reprendre la ville de Daloa, sous le contrôle des rebelles depuis dimanche. Ordre qui semble avoir été suivi puisque ce mardi, les forces loyalistes ont annoncé avoir récupéré la troisième ville du pays et capitale du cacao. Quatre transports de troupes blindés angolais, arrivés dimanche à Abidjan, ont même participé aux combats, tout comme des «conseillers techniques» angolais.
Cette présence étrangère a d’ailleurs suscité la colère des rebelles déjà critiques à l’encontre du déploiement de contingents français et de la fourniture de matériels par la France aux FANCI. Le Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI) a donc lundi soir annoncé depuis Bouaké qu’il rompait toute négociation avec le pouvoir malgré l’annonce imminente d’un cessez-le-feu par les délégués de la CEDEAO. Il a aussi réclamé la démission du président qui bénéficie désormais selon lui, de l’appui de 500 soldats et d’un important matériel envoyés par l’Angola. Les intéressés ont démenti tout comme Laurent Gbagbo. Le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, envoyé par la CEDEAO, a pour sa part dit ne pas croire à cette arrivée de troupes. Les mutins, qui contrôlent encore la partie nord et le centre de la Côte d’Ivoire, ont toujours pour objectif de marcher sur Abidjan.

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