Crise ivoirienne : Début des négociations

Le président sud-africain, Thabo Mbeki, a affirmé dimanche que lui et "tous" les acteurs ivoiriens qu’il a réunis à Pretoria pour tenter de résoudre la crise dans leur pays, étaient "engagés à trouver des solutions".
"Tous les leaders veulent trouver des solutions concrètes à cette crise", a déclaré M. Mbeki avant un déjeuner rassemblant tous les acteurs de la crise: le président Laurent Gbagbo, Seydou Diarra, Premier ministre du gouvernement de réconciliation nationale , Alassane Ouattara, président du Rassemblement des républicains (RDR), Henri Konan-Bédié, ex-président Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et Guillaume Soro leader de la rébellion des Forces nouvelles. Côté sud-africain, outre le président Mbeki, se trouvait son ministre de la Défense, Mosiuoa Lekota. "Nous sommes là pour voir les progrès accomplis eu égard à la solution de la crise ivoirienne et voir ce qui doit désormais être fait pour trouver les solutions que que tout le monde souhaite" trouver, a ajouté M. Mbeki.
"Ce n’est que lorsque nous aurons réussi que nous laisserons les avions décoller" pour la Côte d’Ivoire, a-t-il ironisé.
Le chef de l’Etat sud-africain a tenu à remercier "tout particulièrement" son homologue ivoirien d’être venu à Pretoria alors que son père vient d’être enterré jeudi. Il a indiqué que tous ceux qui étaient venus en Afrique du Sud et lui-même lui avaient présenté leurs condoléances.
Le déjeuner et les diverses rencontres en tête-à-tête qui doivent se poursuivre jusqu’à lundi se déroulent dans l’une des résidences de l’Etat sud-africain. Les conditions d’éligibilité à la présidence ivoirienne sont un des points clé de la crise, avec le désarmement, alors que les accords de paix inter-ivoiriens de Marcoussis, signés en janvier 2003 en France et censés notamment résoudre ces deux questions, sont restés largement inappliqués à ce jour.
Cette nouvelle tentative pour réconcilier les frères ennemis ivoiriens intervient au moment où la communauté internationale s’inquiète des risques d’une reprise des hostilités en Côte d’Ivoire, et que le mandat des "Forces impartiales" (6.000 Casques bleus et 4.000 soldats français de l’Opération Licorne) dans ce pays pour surveiller le cessez-le-feu arrive à expiration le 4 avril.
Ce mandat serait, dans un premier temps, prolongé d’un mois, selon des sources diplomatiques, avant un nouvel examen par le Conseil de sécurité de l’Onu.

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