Crues : la France échappe au pire

Crues : la France échappe au pire

Des pluies torrentielles se sont abattues dans la nuit de mardi à mercredi en France sur le Gard et l’Hérault. À Montpellier (Hérault), plus de 300 mm d’eau sont tombés dans la nuit, après 200 mm dans la journée de mardi, soit l’équivalent de deux mois de pluviométrie habituelle.
Les préfectures des deux départements ont été placées en "alerte rouge" jusqu’à mercredi matin. Les autorités avaient mis en place un important dispositif de prévention.
Dans le département de l’Hérault, 1.500 pompiers avaient été mis en état d’alerte maximum et 60 plongeurs réquisitionnés. Des spécialistes de l’armée, équipés de bateaux pneumatiques et assistés de moyens aériens, avaient été dépêchés aux abords de certaines zones inondables.
En raison des risques de crue de la rivière Lez, 800 campeurs avaient été évacués mardi après-midi dans la région de Nîmes. Ils ont pu regagner les campings mercredi matin.
Près de Lattes, 1.500 personnes accueillies dans des locaux sécurisés mardi ont pu également rejoindre leur lieu de résidence.
L’autoroute A 9 reliant Nîmes à l’Espagne, coupée mardi après-midi, a été rouverte à la circulation mercredi à l’aube.
Les 1.400 voyageurs bloqués mardi soir en gare de Montpellier après l’inondation des voies ferrées ont commencé à être acheminées par car vers leur destination finale mercredi matin.
Mais apparemment, il a eu plus de mal que de peur. Les fortes pluies n’ont fait aucune victime et ont causé des dégâts moins importants que ne le craignaient les autorités.
« Il y a ici une culture du risque qui se développe et les gens ont un comportement citoyen, malheureusement grâce à l’expérience », a expliqué mercredi Dominique Bellion, le préfet du Gard, lors d’un point de presse.
Après un état des lieux réalisé mercredi à bord d’un hélicoptère, le préfet a qualifié la situation de "globalement satisfaisante".
La situation était proche de la normale en ce qui concerne le réseau routier. L’autoroute A9 a rouvert dans la nuit et seules quelques routes départementales proches du littoral héraultais ou en Petite Camargue gardoise étaient encore interdites à la circulation. Les bus et tramway ont reprise leur trafic vers Montpellier.
D’après l’AFP qui cite une source proche du ministère de l’Intérieur, la configuration météorologique est la même qu’en 2002. Rappelons qu’en 2002, un déluge s’était abattu sur le Sud-Est, faisant 24 morts dont 22 dans le seul département du Gard.
« Pour éviter tout drame humain, l’Intérieur a insisté plus particulièrement sur le rôle de nos concitoyens dans l’application stricte des mesures édictées par les préfets ou les maires, et appelé à adopter spontanément un comportement de prudence », ajoute la même source.

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