Dakhla : La pêche au poulpe est ouverte

Dakhla : La pêche au poulpe est ouverte

Les villages de pêche situés dans la région d’Oued Eddahab-Lagouira connaissent actuellement une forte dynamique suite à l’ouverture la semaine dernière de la saison d’été de la pêche au poulpe dans la zone comprise entre Sidi Lghazi (sud de Boujdour) et Lagouira. Cette décision du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime, qui intervient conformément aux dispositions du plan d’aménagement de la pêcherie poulpière, fait suite à un arrêt de pêche au poulpe depuis fin mars dernier et tient compte de l’avis de l’Institut national de la recherche halieutique (INRH). Selon la délégation des pêches maritimes à Dakhla, le quota global de poulpe pour cette saison, qui durera jusqu’au 4 août, est fixé à 5.500 tonnes, réparti sur les trois segments de pêche (3.465 tonnes pour le segment hauturier, 605 pour le segment côtier et 1.430 pour le segment artisanal). Le quota accordé à la sous-unité 1 (cap 7, Boujdour centre et Sidi Lghazi) est fixé à 700 tonnes, réparti entre les trois sites de pêche Sidi Laghazi (140 tonnes), Boujdour centre (315) et Aftissat (245). Les chalutiers hauturiers sont autorisés à opérer au-delà de 12 milles marins, tandis que l’effectif de la flotte côtière est fixé à 150 navires. Le segment artisanal de Dakhla est composé de barques actives à partir des sites de Labouirda, Lassargua, Ntireft et Imoutlane. Le quota de poulpe pour la dernière saison (saison d’hiver qui s’est achevée fin mars) a été de l’ordre de 21.000 tonnes. Le prix moyen du kilogramme de poulpe aux halles de poissons dans les quatre villages de pêche artisanale dans la région de Oued Eddahab-Lagouira est de 80 DH. La pêche artisanale, et principalement celle du poulpe, assure des revenus importants pour les marins pêcheurs de Dakhla. Cette région est caractérisée par l’abondance et la diversité des ressources halieutiques peuplant ces espaces maritimes. Les villages de pêches situés dans cette région, à savoir ceux de N’tireft, Lassarga, Labouira, Lamhiriz bénéficient d’un circuit commercial performant, de halles équipées, de locaux pour matériels et de logements pour les pêcheurs et dont la création rentre dans le cadre du programme villages de pêche dans la région qui a pour principal objectif la création de véritables micro-pôles de développement générateurs de prospérité socio-économique régionale. Rappelons qu’un groupe d’investisseurs marocains et australiens est intéressé par l’important potentiel du secteur de l’aquaculture dans la baie de Oued Eddahab, qui compte un écosystème particulièrement propice pour le développement de ce genre d’activités. Ces investisseurs vont réaliser une unité d’élevage de coquillages dans la baie de Dakhla, dotée d’un montant global de plus de 30 millions de dollars et devront permettre la création de plus de 400 emplois directs et indirects.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *