De l’élection d’Obama au retrait de Fidel Castro

Le 44e président des Etats-Unis sera noir. Au terme de primaires d’une rare virulence, qui l’ont vu triompher d’Hillary Clinton, et d’une campagne plus aisée face au vétéran John McCain, le rêve américain de Barack Obama et celui du pasteur King sont devenus réalité le 4 novembre. «Il a fallu du temps mais ce soir, grâce à ce que nous avons accompli aujourd’hui, et à cet instant précis, le changement est arrivé», lance-t-il aux 200.000 personnes massées au Grant Park de Chicago, sa ville. L’éloquent sénateur, né d’un père kényan de confession musulmane et d’une mère chrétienne originaire du Kansas, prendra possession de la Maison blanche le 20 janvier pour s’atteler au «changement» dont il a fait le leitmotiv de sa campagne. Changement après huit ans d’un règne républicain qui restera dans l’histoire comme «la pire présidence des Etats-Unis», estime le New York Times.
C’est d’abord en Irak, tache la plus noire de la diplomatie Bush, que ce changement devrait être le plus sensible. Hostile au recours à la force déployée en 2003, le futur président démocrate s’est engagé à retirer le corps expéditionnaire américain en seize mois.
L’Afghanistan, premier théâtre de la «guerre contre le terrorisme» où l’envoi massif de renforts semble se dessiner à la faveur du repli irakien, en attend également beaucoup.
Sur le front intérieur, c’est à une crise économique sans précédent depuis 1929 qu’il devra se montrer à la hauteur des espoirs qu’il incarne. Raul succède à Fidel. «Ce serait trahir ma conscience que d’occuper une responsabilité qui requiert une mobilité et un dévouement que ma condition physique ne me permet pas». Le 19 février, Fidel Castro se retire du premier plan de la scène politique cubaine.
En 49 ans de pouvoir, Fidel Castro aura surmonté l’hostilité des Etats-Unis, échappé aux tentatives d’assassinat de la CIA et survécu à l’éclatement de l’Union soviétique.
L’annonce du «Comandante en Jefe», âgé de 81 ans, dissipe l’incertitude politique qui régnait à Cuba depuis le 31 juillet 2006, date à laquelle il avait délégué ses pouvoirs à son frère à la suite d’une intervention chirurgicale.De cinq ans son cadet, Raul Castro, qui lui succède officiellement le 24 février, affirme aussitôt que l’île restera un bastion de la révolution.

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