Dégel de l’Union pour la Méditerranée

Dégel de l’Union pour la Méditerranée

Victime collatérale de la guerre de Gaza, l’Union pour la Méditerranée (UPM) pourrait être réanimée début avril à condition que les Palestiniens acceptent de se rasseoir aux côtés des Israéliens. Les dates des 7 et 8 avril ont été fixées, mais avec un point d’interrogation, pour la réunion à Bruxelles des hauts fonctionnaires des 43 membres de l’UPM, qui donnerait le signal du dégel, a-t-on appris mardi de source européenne au Caire.
«Personne ne veut prendre le risque de ne pas redémarrer dans la clarté», a déclaré à l’AFP Leonardo Gabrici, Chef de l’unité Euromed à la commission européenne. C’est l’Egypte, qui assure la co-présidence de l’UPM avec la France, qui a pris début janvier l’iniative de demander le gel des réunions, en raison de la meurtrière offensive israélienne dans l’enclave palestinienne (plus de 1.300 morts). Des ambassadeurs arabes, dont deux portant un keffieh palestinien, avaient exprimé avec véhémence à la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, leur refus de rencontrer des Israéliens.
La France, dont l’UPM est un projet phare, et ses partenaires européens ont pris acte de cette situation, testant avec prudence une reprise après la fin de cette guerre qui a duré du 27 décembre au 18 janvier. Plusieurs missions discrètes ont été effectuées par des émissaires français auprès des Egyptiens, en position délicate face au camp radical du monde arabe qui reproche au Caire d’être conciliant à l’égard d’Israël.
Mais le comité de coordination européen, le Comed, a estimé à la mi-février le moment venu de tenter de relancer la machine, sondant l’Egypte, coordinateur du groupe des 11 pays arabes membres de l’UPM. «Une date en mars a été jugée prématurée par le Caire qui a suggéré début avril, après un sommet arabe fin mars à Doha censé sceller une réconciliation» arabe, a précisé un responsable d’une instance européenne en Egypte.
La réunion d’avril, qui permettrait d’avancer sur des questions de base, comme le secrétariat général, «n’est pas encore confirmée», a seulement noté auprès de l’AFP Hossam Zaki, porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères. Selon un scénario optimiste, les rivaux palestiniens, dont le Fatah et le Hamas islamiste, pourraient aussi avoir formé d’ici la fin mars un gouvernement d’union, acceptable aux yeux de la communauté internationale.

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