Des aborigènes menacent de poursuivre la Reine Elizabeth pour génocide

Une centaine de manifestants ont établi un campement à une centaine de mètres des quartiers de la reine qui doit officiellement ouvrir mercredi à Melbourne les Jeux du Commonwealth (15-26 mars).

"La tentative de génocide, passée et actuelle, contre la population aborigène d’Australie n’a pas éteint nos droits souverains dans notre pays", a déclaré à l’AFP leur représentant, Robbie Thorpe.

Les protestaires ont symboliquement allumé une flamme sur leur site baptisé "le camp de la Souveraineté" autour duquel ils souhaitent convier la reine pour régler la question "à travers la négociation".

Il n’a pas détaillé la façon dont la justice serait saisie si leur requête était rejetée.

"Il n’entre pas dans nos intentions de voir la reine traduite devant les tribunaux internationaux comme Saddam Hussein", a ajouté M. Thorpe affirmant vouloir "inviter la reine à venir s’asseoir pour parler et prendre une tasse de thé". "L’heure est à la reconciliation et nous voulons initier ce processus", a-t-il dit.

Les protestataires ont également prévu une marche dans la ville, mercredi, à l’occasion du coup d’envoi des jeux.

Représentant à peine 2% de la population, les Aborigènes sont les laissés-pour-compte de l’Australie, avec des taux d’alcoolisme, de chômage, de suicide et de violences domestiques largement supérieurs à ceux des autres habitants. Leur espérance de vie est de 20 ans inférieure.

La reine Elizabeth II est chef du Commonwealth, une association de 53 pays anglophones (totalement ou partiellement) et indépendants regroupant la Grande-Bretagne et la plupart de ses anciennes colonies, soit 1,8 milliard de personnes.

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