Des espérances sur l’adhésion à l’UE en 2015

L’ex-province sécessionniste serbe a proclamé son indépendance en février avec le soutien des Etats-Unis et l’UE, mais contre l’avis de la Serbie et de la Russie. «Après l’indépendance, notre aspiration nationale est l’entrée dans l’UE», a dit Kuci en parlant à ce sujet d’une «priorité absolue». «A nos yeux, l’adhésion est un chemin vers la prospérité, la démocratisation et une plus grande sécurité». Le Kosovo, dont 90% des habitants sont de souche albanaise, attend la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE prévue la semaine prochaine au Luxembourg afin d’avoir une idée des dispositions des Vingt-Sept. L’UE déploie une mission dans le nouvel Etat en vue de remplacer les Nations unies, qui administraient le Kosovo depuis neuf ans. «Nous attendons de cette réunion des signaux clairs sur la progression du Kosovo vers l’intégration», a dit Kuci. Un rapport sur le Kosovo publié par la Commission européenne en 1999 y dénonçait de nombreuses formes de corruption, des atteintes aux droits de l’homme et la faiblesse de l’appareil judiciaire. Il relevait une pauvreté et un chômage étendus et des carences affectant les minorités – surtout les Serbes, dont 100.000 sont restés sur place après 1999. Conscient de ces insuffisances, le Kosovo se concentre sur les réformes, a dit Kuci. Pristina étudie son plan d’accession à l’UE avec Bruxelles et les pays membres ex-communistes pour ne pas commettre les mêmes erreurs qu’eux pendant la transition. Un «instrument de pré-adhésion» déjà signé avec l’UE vise à conférer savoir-faire et formations au nouveau pays avec un financement à dominante européenne. «Nous devons faire porter nos efforts sur les activités politiques, surtout l’intégration des minorités, la stabilité des institutions et la gouvernance parlementaire, afin de tenir les engagements du Kosovo envers la communauté internationale», a dit Kuci. «Le plan économique est notre plus grand défi. Il nous faut passer d’une économie de survie à une économie compétitive.»
Kuci compte sur la présence de la mission européenne pour favoriser d’emblée le respect des critères de l’UE. «Le gouvernement s’est engagé à signer l’Accord de stabilisation et d’association durant son mandat, et nous pensons que 2012 serait l’année idéale», a-t-il ajouté. «Nous estimons que le Kosovo adhérera à l’UE en 2015. C’est notre objectif, notre pronostic et notre engagement.»

• Shaban Buza (Reuters)

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