Des socialistes demandent au président de les adopter

Des socialistes demandent au président de les adopter

Des jeunes socialistes français ont déposé mercredi à l’Elysée «des demandes d’adoption» auprès de Nicolas Sarkozy pour obtenir les mêmes avantages, selon eux, que le fils cadet du président, au coeur d’une polémique sur sa rapide ascension professionnelle.
Quatre militants du Mouvement des jeunes socialistes français (MJS), chacun équipé d’un panneau recouvert d’un agrandissement d’une demande d’adoption, ont tenté de s’approcher de l’entrée principale du palais présidentiel, mais ont été priés de s’éloigner par la police, a constaté un journaliste de l’AFP.
L’un d’eux, Thomas Le Goff, a expliqué que le mouvement «se poursuivra sur internet où on pourra télécharger des formulaires de demande d’adoption sur le site jeunes-socialistes.fr».
«C’est pour aider les jeunes qui sont dans la galère car, manifestement, il est plus facile de trouver un emploi quand on s’appelle Sarkozy», a-t-il expliqué avec ironie. «Il est grand temps que Nicolas Sarkozy comprenne, que son rôle de président de la République est de servir le peuple et non pas de se servir lui et les siens», selon le MJS.
Jean Sarkozy, fils cadet du président, âgé de 23 ans, est en passe d’accéder à la présidence de la société d’aménagement du plus grand quartier d’affaires d’Europe, la Défense, près de Paris.
Alors que l’opposition et une grande partie des médias crient au «népotisme», Nicolas Sarkozy et sa garde rapprochée sont venus mardi au secours de Jean Sarkozy, mettant en avant sa légitimité à obtenir un tel poste.
Le président du MoDem (centre), François Bayrou, a qualifié mercredi d’«abus de pouvoir énorme» la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l’Etablissement public de la Défense (Epad). L’argument consistant à dire que sa candidature est légitime, car il a été élu conseiller général du département des Hauts-de-Seine (ouest de Paris) en 2008, est «une vaste blague», selon lui. «C’est l’Etat et le pouvoir qui ont tout organisé», qui ont «fait démissionner» l’un des représentants des Hauts-de-Seine au conseil d’administration de l’Etablissement public pour laisser la place à Jean Sarkozy, a-t-il accusé. «Nous sommes la risée du monde entier», a-t-il ajouté.

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