Dick Cheney en campagne pour la paix israélo-palestinienne

L’influent vice-président devrait aussi profiter de ses relations personnelles avec nombre de dirigeants de la région pour rallier des forces aux efforts de Washington pour stopper les ambitions nucléaires de Téhéran. Le voyage de M. Cheney coïncide également avec le 5e anniversaire de l’invasion de l’Irak le 20 mars 2003 par une coalition internationale conduite par les Etats-Unis. Une guerre dont il a été l’un des principaux artisans et dont il reste un ardent défenseur. La tourmente politique au Liban, la situation en Syrie, les violences à Gaza et les prix records du pétrole seront également au coeur des préoccupations du vice-président quand il visitera, après Oman, l’Arabie Saoudite, Israël, la Cisjordanie puis la Turquie, a indiqué vendredi John Hannah, le conseiller à la sécurité nationale de M. Cheney. «C’est une liste très longue et un emploi du temps très riche», a expliqué M. Hannah. Toutefois, selon un haut responsable américain ayant requis l’anonymat, M. Cheney ne devrait pas trop insister auprès du roi Abdallah d’Arabie saoudite pour qu’il augmente la production de pétrole, où qu’il pousse l’Opep à le faire.
Les appels du président George W. Bush dans ce sens n’ont pas été entendus, alors que le baril se négocie à plus de 110 dollars. «Je ne suis pas sûr qu’il fera plus que susciter une discussion en profondeur sur la situation actuelle des marchés mondiaux de l’énergie», a expliqué ce haut responsable. En revanche, M. Cheney va insister pour que cet allié crucial des Etats-Unis dans la région se rapproche d’avantage du gouvernement irakien, afin de contenir la puissance régionale du voisin iranien, a reconnu ce haut-responsable.
Rappelant la récente visite historique du chef de l’Etat iranien, Mahmoud Ahmadinejad à Bagdad, il a regretté «qu’il n’y ait pas beaucoup d’autres responsables influents de la région, à un haut niveau, qui font le voyage à Bagdad». «Les Etats-Unis peuvent faire beaucoup pour l’Irak, mais nous ne pouvons pas doter l’Irak d’une ancre dans le monde arabe, ou fournir la légitimité au nouveau projet irakien qui découle d’une pleine intégration dans la région», a expliqué ce haut-responsable américain.
Toutefois, le vice-président ne demandera pas au roi de se rendre en Irak personnellement. «Nous ne plaçons pas la barre aussi haut. Ce serait très bien d’avoir un ambassadeur saoudien permanent, un ambassadeur permanent égyptien» et de voir d’importants ministres arabes faire le déplacement, a-t-il souligné. M. Cheney rencontrera également le Premier ministre israélien Ehud Olmert ainsi que d’autres hauts responsables israéliens et verra séparément le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre Salam Fayyad pour convaincre les deux parties de négocier la paix comme elles s’y sont engagés en novembre à la conférence d’Annapolis (Maryland, est).

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