Diplomatie sur fond de violence

L’attentat à la bombe a été commis au passage d’un autocar près de la colonie juive d’Emmanuel en Cisjordanie. Il a fait au moins sept morts et environ 25 blessés, selon la police israélienne. Après l’explosion d’un engin au passage du véhicule, une fusillade a ensuite éclaté. Selon des témoins, les assaillants étaient au nombre de trois et portaient des uniformes militaires israéliens. Ils ont ensuite pris la fuite. La colonie d’Emmanuel se situe dans le nord de la Cisjordanie, entre Naplouse et Kalkiliya. Un porte-parole des services d’ambulance MAGEN, l’équivalent de la Croix Rouge, a précisé qu’on recensait au moins cinq blessés graves parmi les victimes. La deuxième chaîne de la télévision israélienne a précisé que les victimes étaient non seulement les passagers de l’autocar, mais aussi des occupants d’une voiture circulant juste devant.
Sur le plan diplomatique, le quartette (Etats-Unis, Union européenne, Russie et ONU) devait se réunir à New York et rencontrer les chefs de la diplomatie égyptienne et jordanienne, ainsi qu’un représentant saoudien, pour examiner une éventuelle relance du processus de paix. Les Palestiniens ont réitéré leur appel au quartette pour presser Israël de retirer ses troupes et appliquer les résolutions de l’ONU. « Si le quartette est sérieux dans son intention de lancer un nouveau processus de paix, il devrait oeuvrer à l’application immédiate des résolutions du Conseil de sécurité et au retrait des troupes israéliennes (des territoires palestiniens) et faire pression sur les Palestiniens et les Israéliens pour qu’ils s’asseyent ensemble», a déclaré Nabil Abou Roudeina, principal conseiller du président Yasser Arafat, à la radio israélienne. Le chef de la diplomatie russe, Igor Ivanov, a indiqué lundi soir que son pays n’avait pas l’intention d’évoquer le sort de Yasser Arafat, dont la mise à l’écart est prônée par l’administration américaine. Le chef de la diplomatie française, Dominique de Villepin, a plaidé pour sa part mardi pour la tenue d’une conférence internationale sur le Proche-Orient.
D’autre part, le plan « pilote » exposé au président égyptien Hosni Moubarak par Binyamin Ben Eliezer, le ministre israélien de la Défense lors de leur rencontre lundi en Egypte, a valeur de test pour les Palestiniens», a indiqué le ministre. Après une réduction notoire des violences, les troupes israéliennes se replieraient sur les positions qu’elles occupaient avant le début de l’Intifada, fin septembre 2000. Tel-Aviv faciliterait par la suite le retour des travailleurs palestiniens dans les secteurs industriels de la bande de Gaza puis, graduellement, en territoire israélien, écrit le journal israélien Haaretz. Le chef de l’Etat égyptien s’est déclaré prêt à soutenir ce plan, a déclaré M. Ben Eliezer, ajoutant que s’il réussissait, il serait appliqué à d’autres secteurs des territoires palestiniens. M. Moubarak devrait dépêcher prochainement dans la région le général Omar Soleiman, son chef des renseignements, pour aider à la réalisation de ce plan, ainsi qu’à une relance des négociations entre les deux parties, a précisé le Yédiot Aharonot. Le général Soleiman avait effectué une visite en Israël et dans les territoires palestiniens le 7 juillet, qui avait permis de renouer le dialogue israélo-palestinien au niveau ministériel après plus de deux mois d’interruption des contacts. Hosni Moubarak a appelé le Premier ministre Ariel Sharon pour lui demander de recevoir le général Soleiman, selon la radio publique israélienne.

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