Dix-neuf morts dans l’incendie d’une prison à Alger

L’information a été donnée mercredi soir par la télévision d’Etat, citant le ministre algérien de la Justice Ahmed Ouyahia. Un précédent bilan révisé faisait état de 17 morts et 8 blessés. L’incendie a pris dans une cellule de 25 détenus, lorsque des prisonniers ont mis le feu à leurs paillasses en mousse après un incident qui avait opposé des gardiens à un jeune prisonnier de 19 ans, qui avait fait une tentative de suicide à la suite d’une rixe, selon la version officielle. Un premier bilan mercredi matin était de 14 morts par asphyxie et de 11 blessés.
Les prisonniers d’une cellule ont mis le feu à leurs matelas en mousse à l’issue d’un incident qui avait opposé des gardiens à un jeune prisonnier de 19 ans. Ce dernier avait fait une tentative de suicide à la suite d’une rixe, selon l’agence algérienne APS, citant des témoignages recueillis sur place. Cet incident a fait réagir d’autres détenus, « probablement drogués », qui ont alors mis le feu à leur matelas, selon la même source, qui a ajouté que le feu s’est alors rapidement propagé en dégageant une épaisse fumée noire.
Malgré l’intervention rapide des gardiens et des pompiers 13 prisonniers devaient décéder sur place par asphyxie, un quatorzième a succombé peu après son transfèrement dans un hôpital d’Alger, selon cette source. « Malgré les mesures prises telle que l’interdiction des briquets, des allumettes ou encore le contrôle des prisons pour ce qui concerne l’aération ou les moyens de lutte anti-incendie, de tels accidents sont encore possibles », a ajouté le ministre algérien de la Justice.
En février 1994, une centaine de détenus islamistes ont trouvé la mort à Serkadji lors d’une mutinerie sévèrement réprimée par les forces de sécurité.
Vingt détenus avaient péri et 22 avaient été blessés le 2 avril dernier dans un incendie allumé par un détenu à la prison de Chelghoum-Laïd, dans la région de Constantine (430 km à l’est d’Alger). Ce détenu avait déclenché l’incendie dans sa cellule où se trouvaient 42 personnes, alors que 15 prisonniers auraient dû seulement y être. Le problème de la surpopulation carcérale est récurrent en Algérie où les prisons, avec 42.000 détenus, sont surchargées et vieilles, ce qui explique le nombre important des victimes dans ce type de situations. Près d’une centaine d’établissements pénitentiaires en algérie, sur les 145 que compte le pays, ont plus d’un siècle.

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