Double revers pour Bush au Proche-Orient

L’attentat survenu à Al Qods, le plus meurtrier de l’année, 18 morts et plus de 100 blessés, semble avoir sonné le glas des efforts diplomatiques américains, pour obtenir une trêve durable des violences et préparer la relance du dialogue de paix. Israël a décidé de geler tous les contacts avec les Palestiniens et de suspendre le transfert à l’Autorité palestinienne du contrôle sécuritaire des villes de Jéricho et Kalkiliya, en Cisjordanie, qui devait intervenir cette semaine. Pour tenter de recoller les morceaux entre Israéliens et Palestiniens, le président américain a dépêché mercredi dans la région un diplomate de haut rang. Ce haut responsable, l’ambassadeur John Wolf que le président George W. Bush a chargé de superviser la mise en oeuvre de la « feuille de route » traçant les grandes lignes d’un plan de paix, était attendu à Tel Aviv mercredi dans la soirée et devait se rendre directement à Al Qods. «Nous continuons à soutenir la feuille de route et l’ambassadeur Wolf l’indiquera clairement à ses interlocuteurs», a déclaré un responsable du département d’Etat ayant requis l’anonymat. Il a précisé que le diplomate rencontrerait des responsables israéliens et palestiniens, peu après son arrivée dans la région. Au début du mois encore la conseillère de M. Bush pour la sécurité nationale Condoleezza Rice soulignait toujours que l’élimination de Saddam Hussein « fournira de nouvelles possibilités d’amélioration pour le Proche-Orient », à l’instar de ce qu’avaient fait les Etats-Unis pour relever l’Allemagne et le Japon après la seconde guerre mondiale.

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