Edwards soutient Obama, vers une unification démocrate?

John Edwards, ancien candidat à l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine de novembre, a apporté mercredi son soutien à Barack Obama, fournissant un appui stratégique à l’effort d’unification du parti entrepris par le sénateur de l’Illinois.
Candidat à la vice-présidence en 2004, Edwards s’est retiré de la course à l’investiture démocrate en janvier. Il est depuis l’objet d’une cour assidue de la part d’Obama et de sa rivale Hillary Clinton.
«La raison pour laquelle je suis ici ce soir, c’est que les électeurs démocrates d’Amérique ont fait leur choix, et moi aussi», a déclaré Edwards lors d’un meeting avec Obama à Grand Rapids, dans le Michigan.
«Il y a un homme qui sait au fond de lui qu’il est temps de créer une seule Amérique, au lieu de deux, et cet homme est Barack Obama», a-t-il dit, alors que le sénateur métis était assis sur un tabouret, derrière lui.
Cette annonce, attendue depuis longtemps, compense la défaite essuyée mardi par Obama en Virginie occidentale, où Hillary Clinton l’a emporté de 41 points. Ce résultat écrasant n’a cependant pas entamé l’avance d’Obama en nombre de délégués. Obama conserve une avance quasi imprenable en nombre de délégués appelés à voter lors de la convention du Parti démocrate, à Denver, en août, et il s’est déjà tourné vers un éventuel duel avec le candidat républicain John McCain.
«Je n’ai aucun doute quant au fait que John Edwards peut nous être extrêmement utile, pendant la campagne, dans toutes les catégories de la population», a déclaré Obama à des journalistes dans son avion, ajoutant qu’il espérait récupérer aussi les délégués d’Edwards, qui seraient au nombre de 18.
Il a ajouté qu’Edwards serait «un candidat potentiel pour n’importe qui» à la vice-présidence, mais que tout autre commentaire à ce sujet serait prématuré.
Obama bénéficie depuis mercredi du soutien de quatre superdélégués supplémentaires, ces responsables du Parti démocrate libres de choisir leur candidat comme ils le désirent, ainsi que de l’organisation NARAL Pro-Choice America, qui défend le droit à l’avortement.

• Jeff Mason (Reuters)

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