Égypte : les législatives de l’automne seront chaudes

Égypte : les législatives de l’automne seront chaudes

Les élections législatives prévues à l’automne en Egypte promettent d’être «chaudes», a affirmé le ministre égyptien de l’Intérieur Habib al-Adli, cité dimanche soir par l’agence officielle Mena. «Il est prévu que les prochaines élections législatives soient chaudes», a-t-il déclaré dans une interview. «Nous nous attendons à des activités illégales, mais les services de sécurité ne vont pas rester les bras croisés devant quiconque essaiera de provoquer des troubles et des brutalités pendant les élections», a-t-il ajouté. Les services de sécurité égyptiens bénéficient de larges pouvoirs en vertu de l’état d’urgence, en vigueur depuis près de 29 ans. Plusieurs groupes de défense des droits de l’Homme, égyptiens ou internationaux, accusent la police de brutalité systématique. Les législatives, dont le premier tour est prévu fin novembre et le second début décembre, constituent un tour de chauffe avant la présidentielle qui doit avoir lieu dans un an. Le ministre a en outre mis en garde les Frères musulmans, le plus important mouvement organisé hostile au pouvoir. Officiellement interdite, mais tolérée dans les faits, la confrérie islamiste avait créé la surprise aux législatives de 2005 en raflant un cinquième des sièges du Parlement. «Les Frères se présentent aux élections en tant que candidats indépendants. Si l’un d’entre eux se présente en tant que Frère, la loi lui sera appliquée, et ils le savent», a-t-il dit, mettant en garde contre toute utilisation de «slogans religieux». «Cela exigera la prise de mesures immédiates», a-t-il averti. Faire campagne avec des slogans religieux ou fonder un parti sur des bases religieuses est interdit en Egypte. Le président Hosni Moubarak, 82 ans, au pouvoir depuis 1981, n’a pas fait savoir s’il briguerait un nouveau mandat. Son fils Gamal, 46 ans, est souvent cité comme possible successeur, mais il n’a pas dévoilé ses intentions. La décision des Frères de présenter des candidats aux législatives n’a pas encore été officiellement annoncée, mais leur volonté d’aller aux urnes est manifeste. Les dernières législatives avaient été marquées par des violences et des accusations de fraude. Onze personnes avaient été tuées pendant le scrutin.

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