Egypte : l’ordre des journalistes contre l’ambassadeur US

Dans un communiqué, l’Ordre des journalistes dénonce « les déclarations irresponsables et impudentes de l’ambassadeur qui a accusé la presse égyptienne d’être agressive » envers Israël et de « falsifier les faits », et affirme que ses propos « constituent une ingérence flagrante et inacceptable dans les affaires de la presse égyptienne ».L’Ordre annonce son intention de « demander au ministère des Affaires étrangères de convoquer l’ambassadeur pour lui transmettre la protestation de la presse, lui demander de respecter les usages diplomatiques et lui rappeler qu’il n’est pas le Haut commissaire de son pays en Egypte ».Il appelle « les organes de presse, les écrivains, les journalistes et les forces nationales à ne pas traiter avec cet ambassadeur et le considérer comme persona non grata en raison de son opposition à la liberté de la presse et aux causes et aux intérêts des peuples arabes ».Lors d’une conférence le 20 octobre à l’Université américaine du Caire, M. Welch avait déploré certains « articles regrettables » publiés dans la presse égyptienne, « véhiculant les théories de complot ou attaquant les Etats-Unis en des termes très hostiles » et « non professionnels ».Il s’en était notamment pris, sans le nommer, à un journal égyptien qui a qualifié l’attentat-suicide palestinien mené le 4 octobre à Haïfa (nord d’Israël) de « brave attaque de commandos » alors qu’il s’agit selon l’ambassadeur « d’un acte terroriste ». Le communiqué de l’Ordre des journalistes précise que le quotidien en question est al-Goumhouriya (gouvernemental). Il accuse l’ambassadeur américain de vouloir « utiliser la liberté d’opinion uniquement pour servir la politique agressive de son administration, qui oeuvre à promouvoir les complots sionistes contre les pays de la région et qui considère les massacres quotidiens de Sharon (le Premier ministre israélien Ariel Sharon) comme de l’autodéfense ». Près de 200 intellectuels, de gauche pour la plupart, avaient alors publié une pétition appelant à considérer l’ambassadeur « persona non grata » et à l’expulser.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *