Ehud Barak pour l’option militaire contre Téhéran

Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a demandé aux Etats-Unis de ne pas renoncer à l’option militaire contre l’Iran pour son programme nucléaire lors d’une rencontre avec son homologue américain Robert Gates, a indiqué mardi un communiqué de son ministère. «Il faut poursuivre la politique qui consiste à laisser sur la table toutes les options», a affirmé lundi à Washington M. Barak au secrétaire à la Défense américain, selon ce communiqué du ministère israélien de la Défense. «Le programme nucléaire iranien met en danger la stabilité de la région et du monde entier. Nous continuons à soutenir qu’il faut durcir les sanctions économiques et financières contre les Iraniens», a ajouté M. Barak, qui est arrivé lundi aux Etats-Unis, pour discuter notamment du programme nucléaire iranien.
Le 19 juillet à Genève, un diplomate américain s’était assis à la table des négociations avec les Iraniens, sans que ces derniers aient suspendu leurs activités nucléaires les plus sensibles. Jusque-là, le président américain George W. Bush avait exigé l’interruption de ces activités comme condition à un dialogue avec Téhéran. Les Etats-Unis ont également indiqué qu’ils envisageaient l’envoi de personnel diplomatique à Téhéran pour ouvrir une section d’intérêts. Avant le départ de M. Barak à Washington, un haut responsable du ministère israélien de la Défense, Amos Gilad, avait réaffirmé qu’Israël ne pouvait «tolérer la menace nucléaire iranienne» et souligné qu’il fallait accorder la priorité à la voie diplomatique «mais qu’Israël doit être prêt à toutes les options». Le ministre des Transports, Shaul Mofaz, également chargé des relations stratégiques avec les Etats-Unis, a lui aussi entamé une visite à Washington consacrée à l’Iran, a indiqué dimanche son porte-parole. M. Mofaz brigue la succession du Premier ministre Ehud Olmert, mis en cause dans des affaires de corruption, à la tête du parti centriste Kadima et du gouvernement.
Le chef de l’état-major de l’armée israélienne, le général Gaby Ashkenazi, s’était pour sa part rendu la semaine dernière aux Etats-Unis où il avait également souligné que l’Etat hébreu devait «se préparer à toutes les options» pour arrêter le programme nucléaire iranien. Le groupe dit 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) a donné jusqu’à samedi à l’Iran pour apporter une réponse claire à sa dernière offre de coopération à l’Iran en échange d’une suspension de ses activités nucléaires.
Ces pays craignent que l’Iran, sous couvert de programme nucléaire civil, ne cherche à obtenir l’arme atomique.

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