Ehud Olmert succède officiellement à Ariel Sharon

Cette décision prendra formellement effet vendredi à minuit, à l’issue des 100 jours d’hospitalisation d’Ariel Sharon, premier chef d’un gouvernement à être déclaré inapte à exercer ses fonctions dans l’histoire d’Israël.

Le gouvernement réuni à Jérusalem a désigné à l’unanimité M. Olmert comme Premier ministre en exercice en attendant la formation de la prochaine équipe gouvernementale.

Kadima, le parti fondé par Ariel Sharon à la fin de l’an dernier dont Ehud Olmert a également pris la direction, a remporté les élections du 28 mars.

Le président Moshé Katzav a chargé jeudi dernier M. Olmert de constituer une coalition. Les discussions engagées notamment avec le parti travailliste d’Amir Peretz devaient se poursuivre mardi.

Lors d’une brève intervention, M. Olmert a exprimé l’espoir que la  transition actuelle serait "brève". "Actuellement, nous sommes en train de former un gouvernement et nous espérons réussir rapidement", a ajouté le Premier ministre en exercice.

Interrogé par l’AFP, une porte-parole de l’hôpital Hadassah de Jérusalem,  Yael Bossam-Levy, a indiqué que l’état de santé d’Ariel Sharon continue à "être grave mais stable" sans fournir d’autres détails.

Sur le terrain, le ministre israélien de la Défense, Shaoul Mofaz, a annoncé mardi un durcissement des opérations militaires dans le nord de la bande de Gaza en vue d’empêcher des tirs de roquettes, en dépit de la mort de deux enfants palestiniens depuis vendredi.

"Tant que le calme ne règnera pas du côté israélien, il ne régnera pas du côté palestinien. Nos opérations vont prendre plus d’ampleur", a averti M.

Mofaz à la radio publique.

Le ministre de l’Agriculture, Zeev Boïm, a pour sa part prévenu que si "le gouvernement du Hamas ne contrôle pas les terroristes, nous agirons pour les repousser dans des secteurs d’où ils ne pourront pas atteindre le territoire israélien avec leurs roquettes".

La ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a justifié  mardi les bombardements malgré la mort de civils.

"La fonction de l’armée israélienne est de défendre les civils israéliens,  de combattre le terrorisme et d’empêcher les tirs de roquettes, si bien que lorsque des Palestiniens tirent à partir de quartiers habités, l’armée se doit de répliquer", a-t-elle expliqué à la radio publique.

"Les organisations terroristes utilisent les civils palestiniens comme un bouclier humain en tirant des roquettes à partir des zones habitées", avait également estimé l’armée dans un communiqué.

De leur côté, les groupes armés palestiniens des Brigades des Martyrs  d’Al-Aqsa et du Jihad islamique ont proclamé mardi qu’ils poursuivraient les tirs de roquettes contre Israël.

"Nous poursuivrons les tirs de roquettes pour répondre aux crimes et aux agressions israéliennes", a prévenu à l’AFP Abou Ahmed, un porte-parole des Brigades des Martyrs d’Al-Asqa, liées au parti Fatah de Mahmoud Abbas.

Depuis vendredi, 16 Palestiniens, des membres de groupes armés mais aussi deux enfants de 7 et 8 ans, ont été tués dans des raids aériens et des bombardements du nord de la bande de Gaza.

L’armée israélienne bombarde intensément le nord de la bande de Gaza depuis plus d’une semaine, en riposte aux tirs de roquettes vers le territoire  israélien.

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