Elargissement : L’UE entend respecter le calendrier

«Nous avons quelques mois chauds devant nous», a prévenu samedi le président de la Commission européenne, Romano Prodi. Les négociations annoncées par les diplomates réunis le week-end à Elseneur (Danemark) s’annoncent en effet acharnées entre les pays membres de l’Union européenne et les dix pays prétendants pour intégrer l’UE en 2004.
Compte tenu des délais de ratification, respecter la date prévue de décembre pour achever les pourparlers est d’ores et déjà jugé impératif par les Quinze et les pays candidats. Retarder le processus, ne serait-ce que de quelques mois, risquerait en effet de faire dérailler le projet le plus important de l’Union. C’est donc sur la base de «rapports» qui leur seront fournis par la Commission européenne le 16 octobre, que les Quinze plancheront sur la validité des candidats à l’élargissement.
Ce qui pose aussi d’autres problèmes, notamment le financement de cette ouverture et les aides à accorder aux candidats, notamment dans le secteur agricole. L’Allemagne, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas et la Suède souhaitent réformer la Politique agricole commune (PAC) et revoir à la baisse le budget alloué aux dix nouveaux. D’autres, comme la France, préfèrent au contraire maintenir le projet de 40 milliards d’euros de subventions en faveur des paysans est-européens à partir de 2004.
En dépit de ces difficultés, les Quinze se sont déclarés convaincus que l’élargissement de l’Union se fera et que le feu vert sera donné à la fin de l’année pour la simple raison qu’il va dans le sens de «l’Histoire». Faire entrer la Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, ainsi que Chypre et Malte, «n’est pas une question d’argent mais une question d’Histoire», a en effet estimé vendredi le ministre danois des Affaires étrangères Per Stig Moeller.

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