Élections en Albanie : La droite rafle la mise

La formation de centre-droit de l’ancien président albanais Sali Berisha a remporté les élections législatives du 3 juillet, selon des résultats officiels partiels, communiqués jeudi par la commission centrale électorale. Le Parti démocratique de M.Berisha et ses alliés de droite ont gagné 73 sièges alors que le Parti socialiste du Premier ministre sortant, Fatos Nano, et les formations de gauche en ont remporté 64.
Sur un total de 140 députés, 100 sont élus au scrutin majoritaire et les 40 restants au scrutin proportionnel, un système électoral jugé compliqué et qui a donné lieu à plusieurs contestations. Le dépouillement n’était pas encore terminé dans trois circonscriptions, a précisé la commission centrale électorale. Mais différentes formations et partis politiques ont déjà déposé quelque 107 plaintes demandant l’invalidité du scrutin dans plusieurs circonscriptions, selon la commission électorale, ce qui pourrait retarder la constitution du Parlement et la formation du gouvernement. Le parti socialiste a demandé en particulier que le scrutin soit répété dans 40 circonscriptions et les démocrates dans au moins 12. "Depuis le début, le dépouillement des voix a été gravement compromis par le manque de volonté des partis politiques à contribuer au processus", a déclaré à la presse le porte-parole de la commission centrale électorale, Erton Sinani.
Après le scrutin, l’OSCE, le Parlement européen et le Conseil de l’Europe ont critiqué le déroulement des élections estimant qu’elles n’avaient que "partiellement" répondu aux critères démocratiques. Pressée par l’Union européenne, l’Albanie devait faire la preuve qu’elle est capable d’organiser des élections libres et honnêtes alors que depuis la chute du communisme, les votes ont toujours été marqués par des irrégularités. Dans plusieurs circonscriptions, les désaccords et les pressions ont bloqué pour plusieurs jours le dépouillement et rendu "impossible" le travail de la commission pour annoncer, comme prévu initialement, le résultat douze heures après la fermeture du scrutin. "Le travail de la commission centrale électorale s’avère encore plus difficile, car avant de donner les résultats définitifs, elle doit examiner les plaintes déposées auprès de la commission", a affirmé M.Sinani.

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