Emeutes de Constantine : 24 policiers blessées et 65 interpellations (Presse)

Les personnes arrêtées ont été déférées mardi devant le parquet, qui a ordonné que 46 d’entre elles soient placées sous mandat de dépôt, pour troubles  à l’ordre public et destruction de biens publics.
Une foule nombreuse constituée des familles des accusés était restée hier tard dans la nuit devant le tribunal. Les accusés devraient être jugés samedi prochain, selon les avocats de la défense, cités par la presse, qui souligne qu’ "un calme prudent régnait, hier matin, à la cité Daksi Abdeslem, dans la banlieue nord de Constantine, après les émeutes de lundi".
"Alors que les services d’entretien de la commune s’affairaient à dégager la chaussée et à réparer les dégâts au carrefour sis à proximité de la clinique rénale, les traces des incendies et les débris de baraquements de fortune détruits sont toujours présents au marché de la cité Daksi", écrit la presse algérienne.
"Un important dispositif de sécurité avait été déployé hier matin, pour parer à tout dérapage. De jeunes manifestants avaient tenté, en vain, de dresser des barricades", ajoute la même source.
Des commerçants avaient, rappelle-t-on, violemment protesté lundi contre leur expulsion du marché, s’estimant doublement lésés, parce que d’une part, l’opération intervenait à quelques jours avant l’aid el adha, alors qu’ils avaient investi dans cette perspective, pour se faire un peu d’argent, et de l’autre, ils ne figurent pas sur la liste de 700 commerçants, devant reprendre leur activité, après la construction d’un Centre commercial, devant se substituer au marché informel.
Certains commerçants ont en plus simplement perdu leurs marchandises, lundi, lors des incendies, qui avaient éclaté dans les dépôts de consigne. Les commerçants n’en sont pas à leur première révolte, puisque des émeutes ont eu lieu en août dernier, après une opération coup-de-poing menée contre les vendeurs ambulants, indique la presse.
Les événements de lundi dernier, estime un journal algérien, révèlent "un malaise social profond dans une ville marquée depuis des années par une anarchie totale, conjuguée à un immobilisme des autorités, et demeurent les plus violents".

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