En attendant les élections

Ali Benflis, le chef du gouvernement algérien a une nouvelle fois assuré mercredi que le calendrier des élections législatives et locales devra logiquement être respecté. « Les prochaines élections législatives se dérouleront dans les délais déterminés par la loi et le gouvernement oeuvrera à réunir toutes les conditions pour leur bon déroulement », a-t-il souligné dans un entretien à l’agence de presse nationale APS. Reste que pour l’instant la date de l’appel aux urnes n’est toujours pas connue, la loi prévoyant que celle-ci précède de trois mois la fin du mandat électoral fixé au 5 juin. Commentée dans la presse, l’interview du chef de l’exécutif et leader du FLN (Front de Libération Nationale) suscite par ailleurs des interrogations et spéculations. Le quotidien Liberté croit ainsi savoir que « le chef du gouvernement est sur le point de quitter ses fonctions à la tête d’un exécutif qu’il préside depuis le 25 août 2000 et ce, pour se consacrer à la préparation des élections au sein du FLN, parti qu’il dirige depuis octobre dernier ».
Dans son édition de jeudi, le journal annonce également le retrait de l’actuel ministre de la justice, Ahmed Ouyahia, également secrétaire général du RND (Rassemblement National Démocratique). Mais pour l’heure, si, comme le souligne Le Matin, «la date de la tenue du scrutin reste tributaire d’un décret présidentiel convoquant le corps électoral », le calendrier pose aussi « la problématique de l’apaisement du climat social » nécessaire à toute organisation d’élections. L’évolution de la situation en Kabylie est dans cette logique déterminante tout comme celle de la lutte contre le terrorisme et la sécurité des citoyens.

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