Engagement de Barack Obama pour un Etat palestinien

Engagement de Barack Obama pour un Etat palestinien

Le président américain Barack Obama a reconnu, mardi 24 mars, que la nouvelle donne gouvernementale israélienne n’allait pas rendre «plus simple» la paix avec les Palestiniens, tout en affirmant son engagement à essayer de mettre fin à un conflit vieux de 60 ans. «Ce n’est pas plus simple que cela n’était, mais je pense que c’est tout aussi nécessaire», a dit M. Obama, interrogé lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche sur le risque que représente pour la paix l’arrivée probable au pouvoir en Israël du chef du Likoud (droite) Benjamin Netanyahu, un «faucon» opposé à la création d’un Etat palestinien. M. Obama a relevé que le gouvernement israélien n’était pas encore constitué, et qu’on ignorait à quoi ressemblerait la direction des Palestiniens à l’avenir. «Mais ce que nous savons, c’est que le statu quo est intenable», a-t-il ajouté. «Il est crucial que nous progressions vers une solution à deux Etats où Israéliens et Palestiniens puissent vivre en paix côte à côte, dans leurs Etats, en paix et en sécurité». Avec la nomination de l’émissaire spécial pour le Proche-Orient, George Mitchell, «ce que nous avons signifié, c’est que nous prendrions l’affaire au sérieux dès le premier jour et que nous essaierions de pousser les deux parties dans une direction qui reconnaisse cette réalité», a-t-il dit, prévenant M. Netanyahu que les Etats-Unis feraient pression en faveur d’un Etat palestinien, que le gouvernement israélien le veuille ou pas.
Les déclarations du président américain Barack Obama ont été saluées, hier mercredi, par l’Autorité palestinienne. «Les déclarations d’Obama montrent le sérieux de la nouvelle administration américaine en ce qui concerne le processus de paix», a déclaré Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas. «L’administration d’Obama doit adopter une position claire exigeant l’arrêt de la colonisation (israélienne) car elle peut exercer des pressions sur Israël sur ce point et pour qu’il accepte un règlement basé sur deux Etats», a ajouté le porte-parole. Contrairement à son prédécesseur George W. Bush qui avait promis de parvenir à un accord sur la création d’un Etat palestinien avant la fin 2008, M. Obama s’est abstenu de se fixer des échéances.
«Quant à l’efficacité de ces négociations, je pense qu’il va falloir attendre pour voir», a-t-il dit. Mais il a appelé l’opinion à ne pas se décourager, rappelant que la paix en Irlande du Nord, dont George Mitchell a justement été un des principaux négociateurs, paraissait hors de portée il y dix ans.
M. Obama s’est engagé à faire preuve de la même «persistance» avec l’Iran, après avoir adressé un message historique aux dirigeants de la République islamique. «Certaines personnes ont dit: ils (les Iraniens) n’ont pas annoncé immédiatement qu’ils abandonnaient les armes nucléaires et arrêtaient de financer le terrorisme», a dit M. Obama lors d’une conférence de presse. «Ce n’est pas ce à quoi nous nous attendions. Nous nous attendons à faire des progrès réguliers sur ce front», a expliqué le président américain. La semaine dernière, le président Obama a pris l’initiative sans précédent de s’adresser directement aux dirigeants iraniens, à qui il a offert de surmonter trente années de relations hostiles dans un message diffusé pour le nouvel an iranien.
Mais les dirigeants iraniens ont accueilli prudemment ce message, le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, répondant samedi à M. Obama qu’il était prêt à changer de politique si les Etats-Unis modifiaient dans les faits et non seulement en paroles leur attitude à l’égard de l’Iran.

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