Extraction de fer en Mauritanie : prêt d’un milliard de dollars pour l’augmentation des capacités

Extraction de fer en Mauritanie : prêt d’un milliard de dollars pour l’augmentation des capacités

La Mauritanie a signé avec des institutions financières internationales et des banques privées une convention de prêt d’un milliard de dollars (663 millions d’euros) pour augmenter ses capacités d’extraction de fer, rapporte, mercredi, l’Agence mauritanienne d’information AMI.
La convention a été signée, mardi, à Zouerate (extrême nord du pays) dans la région de production du fer, par des représentants du gouvernement mauritanien et du groupe de bailleurs, indique l’AMI. Parmi ces bailleurs, figurent la Banque africaine de développement (BAD), la Banque islamique de développement (BID), la Banque européenne d’investissement (BEI), l’Agence française de développement (AFD), la Société Générale (banque privée française) et d’autres établissements privés. Ce financement destiné à la Société nationale industrielle et minière (SNIM) doit lui permettre de produire 4 millions de tonnes supplémentaires en concentré de haute qualité par an, selon l’AMI. La SNIM a produit en 2008 près de 11 millions de tonnes de minerai de fer exportées vers l’Europe et la Chine notamment.
Le projet est censé permettre la création de 1.500 emplois directs permanents, la réalisation d’une nouvelle usine d’enrichissement du minerai de fer brut, la mise en place d’un nouveau réseau d’adduction d’eau pour l’exploitation et la construction d’un port minéralier à Nouadhibou (nord-ouest). La SNIM, créée en 1974 pour l’exploitation et la commercialisation du minerai de fer de la Mauritanie, est contrôlée à 78% par l’État. Ce pays ouest-africain est le septième producteur mondial de fer, produit qui représente 12% de son PIB, 14 % de son budget et 41% de ses exportations.
Il faut rappeler par ailleurs que la Mauritanie est devenue producteur de pétrole en 2006. Un gisement de pétrole a été découvert dans l’océan Atlantique et la société australienne Woodside exploite les champs de Chinguetti. Ce gisement est entré en production en février 2006, le premier tanker a quitté le pays en mars de cette même année à destination de la Chine.
Le gouvernement table sur une production à terme de 100.000 barils par jour. Plusieurs autres gisements ont été repérés (Tioff, Banda, Tevel), et l’exploration continue, menée notamment par Woodside, Dana Petroleum, et Total. La Mauritanie a donc un certain avenir comme exportateur (certes relativement mineur) de pétrole et peut-être de gaz naturel. Ces gisements sont estimés à 950 millions barils de pétrole et la qualité est plutôt bonne.

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