Fin de la crise à la Nativité

Une dizaine de militants pacifistes qui s’étaient introduits dans l’église au cours du siège se trouvaient toujours à l’intérieur. La sortie des Palestiniens, annoncée comme imminente à plusieurs reprises les jours précédents, avait commencé peu après 07h00 locale (04h00 GMT). Les premiers à avoir quitté l’église ont été les treize hommes qu’Israël considère comme les plus dangereux et accuse de «terrorisme» et qui doivent être exilés. Après être sortis un par un, accompagnés par des moines, les hommes sont passés à travers un détecteur de métal, sous le contrôle des soldats israéliens.
Les palestiniens ont ignoré une table où l’armée avait posé des boissons et des vivres à leur intention. Ils ont ensuite été conduits à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, où les attendait un avion militaire britannique qui les a emmenés à Chypre, première étape de leur exil. Plusieurs pays européens, dont l’Italie et le Portugal, pourraient constituer la destination finale de ces personnes.
Un deuxième groupe de 26 palestiniens, qu’Israël considère comme moins dangereux, est sorti, selon la même procédure. Ils doivent être conduits à Ghaza pour y être emprisonnés. Sont ensuite sortis les 84 autres Palestiniens restants, auxquels Israël n’a a priori rien à reprocher, et qui devaient subir un contrôle d’identité avant d’être libérés, selon un porte-parole de l’armée. Par ailleurs, selon Shimon Peres, le chef de la diplomatie israélienne, le retrait des troupes israéliennes de Beit Lahm est «une question d’heures ou de jours».
A son arrivée à Rome, le ministre israélien a estimé que l’Italie serait «un bon endroit » pour être l’hôte de la conférence de paix qui devrait faire repartir les négociations entre Israéliens et Palestiniens. Le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, a avancé jeudi le nom de Rimini, cité balnéaire située sur la côte Adriatique de l’Italie. Il a, par ailleurs, ajouté qu’Israël « n’a pas l’intention de conquérir Ghaza, mais d’arriver aux centres du terrorisme». Selon lui, le président palestinien Yasser Arafat «doit mettre fin à la violence et pour ce faire il doit instituer un commandement central des forces de sécurité».
Pour sa part, Amr Moussa, le secrétaire général de la Ligue arabe, a affirmé que les Arabes exigent pour soutenir un cessez-le-feu avec Israël un retrait des zones autonomes palestiniennes réoccupées. M. Moussa s’exprimait au terme d’une réunion de consultation du comité de l’initiative de paix arabe, qui a duré environ quatre heures, au cours de laquelle le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud Al-Fayçal a rendu compte des résultats de la visite du prince Abdallah Ben Abdelaziz aux Etats-Unis fin avril.
Il a également indiqué que les Arabes souhaitent « une solution définitive » du conflit israélo-arabe et non pas un règlement intérimaire à long terme comme Ariel Sharon.

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