FINUL : Les pays européens en première ligne

Les vingt-cinq ont fait le point hier après-midi à Bruxelles sur leurs disponibilités et conditions pour envoyer des soldats au Liban dans le cadre de la nouvelle force de l’ONU, en vue d’une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne vendredi.
Cette rencontre était destinée à préparer la réunion de vendredi en présence du secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, qui attend des Européens qu’ils jouent un rôle moteur dans la nouvelle Force internationale des Nations unies au Liban (Finul).
Jusqu’ici, les pays européens en première ligne sur ce dossier – France, Italie, Espagne – se sont montrés réticents à s’engager précisément, dans l’attente d’un mandat clair pour la nouvelle Finul. Une première réunion des ambassadeurs des 25, le 16 août n’avait débouché sur aucun résultat concret. La résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a mis le 14 août un  terme à 34 jours de combats entre l’armée israélienne et le Hezbollah libanais,  prévoit l’envoi de 3.500 Casques bleus d’ici la fin du mois d’août pour épauler l’armée  libanaise au Sud-Liban, et jusqu’à 15.000 hommes à terme, contre 2.000 dans le  cadre de l’actuelle Finul.
La France, initialement pressentie pour cette mission, refuse d’engager des milliers d’hommes sans garanties sur la sécurité et les règles d’engagement des troupes de la Finul renforcée.
Paris a décidé de ne dépêcher pour le moment que 200 hommes en renfort des  200 Casques bleus intégrés à la Finul actuelle. Loin des 2.000 ou 3.000 escomptés par l’Onu.
L’Italie, après y avoir été encouragée par Israël, le Liban, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, s’est déclarée prête à assumer la direction de cette force.
Mais le chef du gouvernement italien, Romano Prodi, a averti que «la mission était compliquée» et nécessitait une «grande prudence».
«Il y a un syndrome qui pèse très lourd, celui des missions de l’ONU qui  sont mal définies et deviennent des échecs», explique une source européenne, citant l’exemple de la Forpronu en Bosnie.
«Pour que les opérations onusiennes soient efficaces, il faut un mandat robuste, avec des chaînes de commandement extrêmement claires», ajoute cette source.

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