Flash Airlines : Rapport en octobre sur la catastrophe

Cet engagement a été pris dimanche par le chef des enquêteurs égyptiens, le capitaine Chaker Qelada, auprès des représentants des familles des victimes françaises de cette catastrophe aérienne, qui a fait 148 morts, dont 134 touristes français, a indiqué à l’AFP le président de cette association, Marc Chernet.
Mais M. Qelada a rejeté la demande de l’association de mettre à sa disposition une copie magnétique ou en papier des paramètres du vol, décodés, des deux boîtes noires repêchées après d’intenses recherches avec l’assistance de plusieurs bâtiments de la marine française.
« M. Qelada nous a promis de publier un rapport préliminaire sur les circonstances de la catastrophe au plus tard le 31 octobre prochain, qui relatera les faits sans analyse et sans interprétation », a précisé M. Chernet, qui s’est déclaré « très satisfait par cette avancée significative » du déroulement des investigations. « La publication de ce rapport sera essentielle sous l’angle judiciaire », a-t-il ajouté. « Nous avons compris que les Egyptiens voulaient faire un travail sérieux, approfondi, ce qui va demander du temps », a-t-il dit, en faisant état de « quelques informations intéressantes » confiées au groupe par M. Qelada sous le sceau de la confidentialité. « Nous respecterons comme promis cette confidentialité », a-t-il insisté.
Les familles des victimes égyptiennes et françaises s’impatientaient des lenteurs de l’enquête et de la lourdeur des procédures administratives en vigueur en Egypte pour ce genre d’accidents.
Les résultats de l’enquête sur les circonstances de la chute d’un appareil d’EgyptAir, le 31 octobre 1999, au large de New York, ne sont toujours pas connus. L’enquête est également conduite par le capitaine Qelada. Les causes exactes de la chute du Boeing de Flash Airlines, un charter de tourisme, au large de Charm el-Cheikh, peu après son décollage le 3 janvier, n’ont pas encore été déterminées avec précision.
Des membres de la commission d’enquête égyptienne se sont rendus il y a une semaine en France pour effectuer des exercices sur un simulateur de Boeing 737, afin de tenter de recouper ces données avec les informations contenues dans le deux boîtes noires.

• Hassen Zenati (AFP)

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