France : Après le CPE, c’est au tour du CNE

Quelques centaines de manifestants ont défilé mardi à Paris pour réclamer l’abrogation définitive du contrat-jeunes, qui doit être remplacé par une nouvelle loi dont l’examen devait commencer dans la soirée à l’Assemblée nationale.
Les étudiants, lycéens et salariés demandaient également l’abrogation pure et simple de la loi sur l’égalité des chances, qui prévoit notamment l’apprentissage à 14 ans, et celle du contrat nouvelle embauche (CNE), qui permet au patron d’une petite entreprise de se séparer d’un employé sans  justification pendant deux ans.
"Ni chair à canon, ni chair à patrons, les jeunes emmerdent le gouvernement. Virons ces racailles, trop méchants", proclamait une pancarte,  accrochée à une poussette.
"Ils veulent exploiter les jeunes dès 14 ans, ils sucrent les allocs (ndlr:  allocations familiales) de leurs parents, ils font la loi des patrons, à bas, à bas le gouvernement", scandaient les manifestants.
Des militants de Droit devant, qui défendent notamment les sans-papiers, s’étaient joints à la manifestation avec une banderole "marre de vivre dans le noir".
Julien, âgé de17 ans, lycéen dans la banlieue parisienne, regrettait que le mouvement n’aille pas plus loin : "il y a deux ans, nous avons perdu sur les retraites, l’an dernier sur la loi Fillon (ndlr: loi sur l’enseignement), pour  une fois que la tendance s’inversait et que le gouvernement était affaibli, ce  serait dommage de s’arrêter". Après trois mois de crise, le président Jacques Chirac a annoncé lundi le remplacement du CPE par une nouvelle loi destinée à encourager l’embauche des jeunes défavorisés, soumise dès ce mardi aux députés.

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