France : Benbara victime de sa double vie ?

Les premiers éléments relevés par l’autopsie effectuée jeudi sur son corps montrent que Kamel Benbara a été tué peu après sa disparition, le 9 janvier. Le député FLN a d’abord été frappé à coups de poing et de pied au niveau du visage et du larynx, avant de recevoir trois coups de couteau, dont un au coeur.
L’autopsie a enfin montré que le député algérien agonisait déjà avant de recevoir les coups de couteau. Pourquoi ce crime particulièrement violent, les enquêteurs ont simplement indiqué, vendredi qu’aucune piste n’était écartée : mauvaise rencontre, affaire d’ordre privé relevant du règlement de compte, ou, moins vraisemblablement, crime politique. Leurs recherches devaient se concentrer sur les différents éléments qu’ils ont à leur disposition comme les éventuels indices dans sa voiture. Reste que le fait le plus troublant est le parcours de l’homme qui semble avoir mené «une double vie». Elu député en mai 2002, il l’était l’un des deux représentants de la communauté algérienne de France à l’APN. Il travaillait parallèlement dans une société informatique. Domicilié à Saint-Chamond (Loire), il était marié et père de quatre enfants. Il disposait aussi d’un pied-à-terre, qui appartiendrait à son père, à Paris. Mieux, M. Benbara avait eu un enfant avec Louiza Benakli, une des huit élus tués par un déséquilibré à Nanterre, en mars 2002.
Mercredi dernier, les policiers avaient retrouvé le corps du député dans le coffre de sa voiture, garée dans une rue du 8ème arrondissement parisien. Ses pieds étaient liés et son corps en état de décomposition avancée. Selon les policiers, son corps a, de fait, probablement été transporté. Le Matin d’Algérie rapportait, dimanche, que le député devait être inhumé dans son village natal de Tizi N’Feraoun, près de Béjaïa en Kabylie, dès que l’autorisation serait donnée à sa famille.

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