France : Chalabi en centre de rétention administrative

Brahim Chalabi sera expulsé dans les prochains jours vers l’Algérie, une décision qui devait déjà être effective samedi dernier mais qui a été repoussée, la France n’ayant pas obtenu le laissez-passer d’Alger. Faute de ce document, indispensable pour toute expulsion, Brahim Chalabi, dont le passeport n’est plus valide, pourrait rester douze jours de plus en centre de rétention.
Condamné en janvier 1999 à quatre ans d’emprisonnement ferme assortis d’une interdiction définitive du territoire français, une peine confirmée le 29 mars 2000 par la Cour d’appel de Paris, Chalabi avait saisi, le 23 décembre 2002, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) d’une demande en suspension de sa procédure d’expulsion. Laquelle avait répondu, jeudi dernier, « qu’il était souhaitable, dans l’intérêt des parties et du bon déroulement de la procédure devant la Cour, de ne pas reconduire le requérant vers l’Algérie jusqu’à nouvel ordre ». L’avocat du prévenu, Me Mikowski, a aussi assuré, lundi, que « la sécurité et l’intégrité physique de M. Chalabi étaient loin d’être assurées, s’il retournait en Algérie ».
Brahim Chalabi, né en France en 1961 et père de quatre enfants, a été condamné pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » et pour avoir apporté un soutien logistique au maquis algérien. Son frère, Mohamed, avait, quant à lui, été expulsé de France en novembre 2001, après huit ans de prison : il est toujours détenu en Algérie où il a été acquitté lors d’un premier procès. Devant la Cour d’Alger, il avait nié en bloc les accusations portées contre lui, à savoir qu’il était le leader du réseau Chalabi, qui soutenait le GIA.

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