France : Les candidats en campagne

Depuis dimanche soir et la fin des dépôts de candidatures, les listes de toutes les formations en lice pour renouveler l’Assemblée nationale française sont établies. A droite, la nouvelle Union pour la majorité parlementaire (UMP) rassemble le RPR du président réélu, quelques élus de la Droite Libérale d’Alain Madelin, et de l’Union pour la Démocratie Française – sans le ralliement de son président François Bayrou.
Cette alliance s’apprête à présenter plus de 530 candidats dans les 577 circonscriptions que compte le pays. L’UDF a elle seule compte une centaine de candidats et presque autant de duels annoncés dès le premier tour, le 9 juin, avec l’UMP. Du côté de la gauche, les principales formations – Parti socialiste, Verts et communistes – ont fini par se mettre d’accord, dans un certain nombre de circonscriptions. Le point de ralliement a surtout porté sur la notion de barrage face au Front national. La gauche unie se rendra cependant elle aussi au premier tour avec un handicap, celui de la liste Pôle républicain. Jean-Pierre Chevènement n’ayant pas réussi à rallier le PS, il partira seul avec 400 candidats. Quant à Arlette Laguiller de Lutte ouvrière, elle a renvoyé dimanche droite et gauche à leurs « mensonges », estimant que les législatives verront s’affronter « la gauche qui a menti pendant cinq ans et la droite qui va mentir pendant les cinq années à venir ». Le parti d’extrême droite, dopé par la présidentielle, compte pour sa part présenter au moins 560 candidats. Parmi eux, ceux qui s’aligneront dans les circonscriptions à risque – la région PACA au sud-est, l’Alsace-Lorraine au nord-est et le Nord-Pas-de-Calais -, pourraient bien se retrouvaient en position confortable lors du second tour, le 16 juin sans un pacte républicain droite-gauche.
Avec la menace du Front national, l’autre grande question reste cependant de savoir si ces législatives vont être celles de la confirmation pour le président réélu, ou celles de la revanche pour la gauche. Si les deux camps sont actuellement à quasi-égalité dans les sondages, une majorité de Français semble toutefois réticente à une quatrième cohabitation.

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