Gaza : affrontements interpalestiniens meurtriers

Trois Palestiniens ont été tués et 50 autres ont été blessés dimanche soir lors de violents affrontements ayant opposé la police et des activistes du Hamas à Gaza alors qu’Israël a annoncé avoir suspendu son offensive militaire sur les Territoires palestiniens. À la suite de cette annonce, les deux parties ont indiqué officiellement être convenues de travailler en vue de la tenue rapide d’un sommet entre le Premier ministre israélien Ariel Sharon et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, dont la rencontre initialement prévue ce dimanche avait été annulée dans un climat de nouvelle escalade de la violence. Cette rencontre devait permettre de poser les bases d’une reprise du dialogue après le retrait israélien de la bande de Gaza.
La ville de Gaza, justement, a été le théâtre dans la soirée de violents affrontements, ayant tourné parfois à la bataille rangée, entre policiers et membres du Hamas. Ces heurts qui ont eu lieu jusque dans le plus gros hôpital de la ville, l’hôpital Chifa, se sont étalés sur plus de trois heures. Selon une source de sécurité, tout a commencé par une simple altercation quand Mohammad al-Rantissi, fils d’un dirigeant du Hamas assassiné en 2004 par Israël, a contesté à un Palestinien le droit d’utiliser avant lui un distributeur de billets.
Les choses ont ensuite dégénéré, et les combattants du Hamas ont attaqué au lance-roquettes antichars un poste de police dans le camp de réfugiés de Chatti. Au total, on dénombre trois morts, dont une femme, et une cinquantaine de blessés, "pour la plupart des enfants atteints par des éclats de roquettes", selon le Dr Baqer Abou Safyeh de l’hôpital Chifa. Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a estimé que "le Hamas portait l’entière responsabilité de ce qui s’est passé", l’accusant d’avoir "violé la loi et le consensus national". Les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas ont accusé quant à elles la police d’avoir ouvert le feu en premier.

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