GB : la chemise mystérieuse

GB : la chemise mystérieuse

C’est la confusion totale en Grande-Bretagne trois jours après une vaste opération antiterroriste dans l’est de Londres. Une opération qui s’est déroulée vendredi dernier et qui avait pour but de localiser une arme chimique.
L’engin serait une sorte de veste, sans manches, parcourue de fils cachés sous une chemise. Le vêtement, paru samedi en Une du "Times", permettrait de transporter une substance chimique et de la faire exploser dans un lieu fréquenté par le public.
«C’est l’"arme" que cherchaient 250 policiers, équipés pour certains de combinaisons de protection chimique, dans une maison de l’est de Londres», a écrit le quotidien. Mais voilà que trois jours ont passé, et encore pas de trace de la fameuse chemise. Les policiers n’ont encore rien trouvé. Et aujourd’hui, le doute ne cesse de grandir sur la réalité de la menace et l’arme chimique que les enquêteurs étaient supposés trouver pourrait n’avoir jamais existé.
Selon le "Sunday Times", le raid a été lancé après qu’un informateur du MI5 a fait savoir que deux musulmans, connus des services de sécurité, préparaient un engin chimique. Connaissant les suspects, ils les auraient entendus expliquer comment ils allaient placer des explosifs dans un sac de tissu, le remplir de cyanure qui en explosant répandrait un nuage toxique. Le MI5 soupçonnait des sympathisants d’Al-Qaïda de vouloir produire un gaz neurotoxique comme le sarin, qu’ils diffuseraient dans un espace confiné comme une rame de métro pour faire le plus grand nombre de victimes, à en croire le "Sunday Telegraph".
À l’approche du premier anniversaire des attentats du 7 juillet à Londres (56 morts, 700 blessés), les services de sécurité semblent avoir pris la menace tellement au sérieux qu’il ont décidé d’intervenir sans attendre. Ils ont lancé vendredi à l’aube une opération impliquant quelque 250 policiers et des spécialistes des produits chimiques, visant une maison du quartier de Forest Gate à l’est de Londres.
Deux frères, Abdul Kahar Kalam, 23 ans, et Abdul Koyair Kalam, 20 ans, ont été arrêtés lors du raid. Blessé à l’épaule par un coup de feu et soigné à l’hôpital, Kahar a été transféré dimanche en milieu de journée dans le commissariat où son frère est interrogé depuis vendredi par les enquêteurs. Samedi, l’avocate de Kahar, Kate Roxburgh, avait affirmé que les policiers avaient ouvert le feu sans sommation sur son client. Scotland Yard n’a pas voulu commenter ces informations, s’en remettant à l’enquête ouverte par la Commission d’enquête indépendante de la police britannique (IPCC). S’exprimant sur les engins chimiques qui étaient censés se trouver dans la maison de Forest Gate, une source proche des enquêteurs a reconnu auprès du "Guardian" que ceux-ci «pourraient être ailleurs ou même n’avoir jamais existé». «Jusqu’à maintenant, rien ne vient confirmer les informations des services de renseignement», a déclaré une autre source au sein de Scotland Yard, toujours dans les colonnes du "Guardian".«Si les informations des services de renseignement étaient fausses, alors nous pourrions avoir l’air ridicule», reconnaît une source anonyme au sein de Scotland Yard citée par "The Daily Telegraph".

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