Hariri : « le meilleur ami » du « Kamikaze » détenu en Syrie (Source ex-ONG)

Cet homme, Ziad Ramadan est emprisonné "depuis deux mois" en Syrie, a déclaré M. Mallah à l’AFP, se demandant pourquoi il n’avait "pas été remis à la commission d’enquête (de l’Onu) dirigée par le juge Detlev Mehlis afin d’être interrogé".
Selon M. Mallah, Ziad Ramadan a reçu la visite de sa famille en prison deux semaines après son incarcération.
Selon le rapport de la commission d’enquête de l’Onu sur l’assasinat de Rafic Hariri rendu public le 20 octobre, la mère d’Ahmed Abou Adas, l’homme qui a revendiqué le meurtre dans une cassette vidéo diffusée le jour même, a indiqué que Ziad Ramadan était le meilleur ami de son fils.
Ce document met en cause des responsables des renseignements syriens et libanais, ainsi que des proches du président syrien Bachar al-Assad dans l’assassinat de Hariri.
Dans ce rapport, la commission d’enquête dit n’avoir aucune preuve qu’Ahmed Abou Adass ait commis l’attentat, comme celui-ci l’a prétendu.
"En dehors de cette cassette vidéo, rien n’indique qu’il conduisait une voiture piégée qui aurait tué Hariri. Ce que montrent en revanche les preuves, c’est qu’il est probable que M. Abou Adass ait quitté son domicile le 16 janvier 2005 et ait été emmené, volontairement ou non, en Syrie, où il a disparu depuis lors", ajoute ce rapport de la commission.
La commission ajoute que jusqu’à présent, aucune trace de son ADN n’a été retrouvée sur les lieux de l’explosion ayant coûté la vie à Hariri et à 20 autres personnes le 14 février à Beyrouth.
Le rapport cite aussi un témoin selon lequel Abou Adass aurait été contraint sous la menace d’une arme à enregistrer cette cassette "à peu près 45 jours avant l’attentat", et indique qu’elle n’a "pas été en mesure de trouver Ramadan pour l’interroger".

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