Hillary Clinton parle d’anéantissement de l’Iran

Hillary Clinton a averti Téhéran que, si elle était élue présidente en novembre et que les dirigeants iraniens lançaient une attaque nucléaire sur Israël, les Etats-Unis pourraient «totalement les réduire à néant».
La candidate à l’investiture démocrate en vue de la présidentielle a déclaré vouloir que les Iraniens sachent ce qu’elle était prête à entreprendre dans le but de dissuader d’une attaque nucléaire sur Israël. «Je veux que les Iraniens sachent que si je suis présidente, nous attaquerons l’Iran», a déclaré Clinton sur la chaîne ABC.  «S’ils tentent stupidement, lors de ces dix prochaines années, de lancer une attaque contre Israël, nous serons en mesure de les réduire à néant», a-t-elle assuré. «C’est terrible de dire cela, mais ces gens qui dirigent l’Iran doivent le comprendre, car cela les dissuadera peut-être d’entreprendre quelque chose d’irréfléchi, de stupide et de tragique», a poursuivi l’ancienne première dame. Lors d’un débat une semaine auparavant, elle avait tenu des propos moins virulents, promettant des «représailles massives» contre l’Iran en cas d’attaque contre Israël. Le sénateur de l’Illinois Barack Obama, opposé mardi à Clinton lors des primaires démocrates de Pennsylvanie, a jugé ces propos belliqueux. «Ces dernières années, nous avons souvent assisté à l’emploi d’expressions comme ‹réduire à néant», a-t-il souligné dans une autre interview diffusée elle aussi sur ABC. «En fait, cela ne donne pas de bons résultats. Je ne m’intéresse donc pas aux attitudes bellicistes». Obama s’est borné à dire qu’il réagirait le cas échéant «fermement et promptement» à une attaque iranienne contre Israël ou tout autre allié des Etats-Unis. Téhéran, que Washington et plusieurs autres capitales occidentales accusent de développer des armes atomiques, a mis en garde à de nombreuses reprises contre les conséquences dévastatrices de toute attaque israélienne ou américaine de ses installations nucléaires. L’Iran assure que son programme nucléaire ne répond qu’à des ambitions civiles de production d’électricité.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait affirmé en 2005 que l’Etat d’Israël devait être «rayé de la carte». La semaine dernière, un haut responsable militaire iranien n’a pas hésité à affirmer que Téhéran «éliminerait» Israël en cas d’attaque de l’Etat juif.

• David Morgan (Reuters)

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