Histoire des services : La DST made in France

Selon le décret du 22 décembre 1982, la DST a compétence pour rechercher et prévenir, sur le territoire de la République française, les activités inspirées, engagées ou soutenues par des puissances étrangères et de nature à menacer la sécurité du pays, et plus généralement, pour lutter contre ces activités. À ce titre, la D.S.T. exerce une mission se rapportant à la défense.
Concrètement, les missions de la DST sont traditionnellement de trois types : contre-espionnage, contre-terrorisme, protection du patrimoine économique et scientifique.
C’est le seul service « officiel » pour le contre-espionnage. La DST dépend du Premier ministre, via la DGPN (Direction Générale de la Police Nationale). Une antenne de la DST est implantée dans chaque région militaire du territoire.
Prérogatives
Les résultats de ses investigations sont tenus rigoureusement secrets. Elle a le pouvoir de faire traduire en justice des personnes dont les activités menacent la sécurité intérieure, comme parfois certains pseudo-diplomates.
Elle a le pouvoir de faire traduire en justice des personnes dont les activités menacent la sécurité intérieure, comme parfois certains pseudo-diplomates. Elle peut provoquer l’expulsion ou le refoulement à leur entrée en France d’individus indésirables, faire dissoudre des associations, demander l’interdiction de certains journaux ou publications. Elle procède à l’arrestation des agents étrangers dépourvus de passeport diplomatique, ou qui se livrent à des activités d’espionnage.
Comme la DGSE, la DST possède son propre service d’écoutes radio, la PCR (Police des Communications Radioélectriques), chargé de fournir au gouvernement des rapports de toutes natures sur les communications internationales. Plusieurs stations d’écoute sont réparties sur des points hauts du territoire.
Historique
Le 1er mai 1899, le contre-espionnage est retiré aux militaires pour être confié au ministère de l’Intérieur. Cette décision est la conséquence directe de l’Affaire Dreyfus qui a débuté en 1894. Le décret du 20 août 1899 crée un  » contrôle général des services de la Surveillance du Territoire « . Ce service, sans moyens autonomes, disparaît en 1907. Il renaît au début des années 30, avec la recrudescence des ingérences allemandes en France et l’arrivée au pouvoir de Hitler. Les décrets des 28 avril et 13 juin 1934 font renaître le  » contrôle général des services de la surveillance du territoire « . À partir de 1937, la Surveillance du Territoire (S.T.) se voit doter de réels moyens. Malgré la défaite de 1940, la S.T. survit en zone libre et poursuit sa mission de contre-espionnage, en arrêtant par centaines des agents allemands.
Après l’invasion de la zone libre en novembre 1942, la S.T. est dissoute par les autorités allemandes.
À Londres, le commandant Dewavrin, alias Passy, crée le Bureau Central de Renseignements et d’Action (B.C.R.A.) dont la section de contre-espionnage est confiée au lieutenant Roger Warin dit Wybot. A la libération, l’ordonnance du 16 novembre 1944, signée du Général de Gaulle, donne naissance à la Direction de la Surveillance du Territoire (D.S.T.). Les policiers de ce jeune service viennent majoritairement de la S.T. d’avant-guerre, de la Résistance et du B.C.R.A. Son premier directeur est Roger Wybot.

• Préparé par Omar Dahbi

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