Histoire des services : « La piscine » ou les services secrets français (2)

Les grandes oreilles
Depuis la venue de l’actuel directeur de la DGSE, la priorité à été donnée aux écoutes et aux stations radars. Parmi les écoutes, signalons celle des câbles sous-marins. Élargir le réseau d’écoute satellitaire est une priorité. À ce propos, la DGSE a demandé la coopération du Commissariat à l’Energie atomique.
Pour la simulation des essais nucléaires, le CEA vient, en effet, d’acquérir un système informatique extrêmement puissant. Les ingénieurs Atomistes ne l’utiliseront pas 24 heures sur 24. Pendant les temps morts, les déchiffreurs de la DGSE pourront lui soumettre les codes les plus résistants. Un accord en ce sens vient d’être signé par ces deux institutions stratégiques.

Les moyens budgétaires et humains…
La direction générale de la sécurité extérieure a bénéficié en 2001 d’un budget en hausse de presque 8 % par rapport à 2000. En sus des moyens inscrits au fascicule de la Défense, la DGSE bénéficie de fonds spéciaux en provenance du fascicule des Services généraux du Premier ministre pour un montant voisin de 200 millions de francs. Ces fonds financent certaines activités opérationnelles dont les caractéristiques (urgence, discrétion) ne permettent pas l’application des procédures classiques encadrant la dépense publique. Ses effectifs budgétaires civils seront portés de 2.884 en 2000 à 3.037 en 2001 pour un effectif réalisé estimé à 2.790 à la fin décembre 2000 dont presque 50 % de catégorie C, 25 % de catégorie B et 25 % de catégorie A. Les crédits individualisés au fascicule Défense ne financent que les personnels civils de la DGSE. Les effectifs militaires sont financés sur les dotations des différentes armées et il n’existe pas d’état consolidé de la masse salariale des personnels affectés à la DGSE.
Celle-ci emploie en 2000, aux côtés des 2.884 civils, un effectif militaire de l’ordre de 1.400 personnes soit un total consolidé de l’ordre de 4.300 personnes, dont 475 officiers et 860 sous-officiers. Pour l’accomplissement de sa mission la DGSE dispose de trois divisions qui sont chargées, chacune dans le cadre de ses prérogatives, de missions complémentaires et dont la coordination incombe au directeur général.

La Division Technique
Elle est constituée de l’ancien Groupement des Contrôles Radio-électriques et elle est responsable du renseignement électronique au niveau stratégique. Elle entretient un certain nombre de stations d’écoutes à travers le monde, nouvelle orientation de la DGSE.

La Division des Opérations
Autrefois « service action », elle est chargée de mener les opérations clandestines : « arma » (destruction ou vol de matériels) ; « homo » (élimination physique ou enlèvements) ; « obs » (observation). Elle compte dans ses rangs une majorité de militaires, puisés dans les unités d’élites des trois armées (terre, air, marine).Ses plans dépendent de la Division Action.

La Division Action
Elle dispose de camps d’entraînement à Cercottes (Loiret), à Roscanvel et à Perpignan (Pyrénées-Orientales, anciennement situé à Margival, dans l’Aisne).
Son bras armé était le 11ème Bataillon Parachutiste de Choc (BPC), créé le 1er septembre 1946, basé au Fort de Mont-Louis et commandé alors par le fameux capitaine Paul Aussaresses. Il devint la 11ème Demi-Brigade de parachutiste de Choc par l’adjonction du 12ème BPC de Calvi en octobre 1955, dissous le 31 décembre 1963. Les missions de la 11e DBPC sont alors partiellement reprises par le 13e Régiment de Dragons Parachutistes (13e RDP) de Dieuze et par le 1er Régiment Parachutiste d’Infanterie de Marine (RPIMA) de Bayonne.

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