avril 22, 2018

 

Intelligence artificielle : Le Québec veut créer un observatoire international

Intelligence artificielle : Le Québec veut créer un observatoire international

Assistance vocale, recherche d’images en ligne, algorithmes dans les domaines de la finance pour optimiser les placements, de la logistique pour gérer les stocks…

L’intelligence artificielle touche désormais toutes les activités et pénètre sans cesse notre quotidien. Si elle offre de réelles opportunités de développement économique et des facilitations dans notre cadre de vie, ses avancées technologiques ne sont toutefois pas sans impacts sociaux. En effet, elle comporte des risques en termes de sécurité et d’éthique notamment.

Pour travailler sur ces conséquences, le Québec propose aujourd’hui de mettre en place une organisation mondiale de l’intelligence artificielle. C’est ce qu’ont déclaré dernièrement des représentants du gouvernement de la province, lors d’une visite à Paris. Le projet devrait pour sa conception bénéficier de fonds dans le prochain budget de la province, a précisé à la presse Christine Saint-Pierre, ministre québécoise des relations internationales et de la francophonie. A terme, la future mégastructure devrait «regrouper tout autant des politiques que des gens de la société civile, des chercheurs, des universitaires», a-t-elle souligné.

A noter que les investissements en intelligence artificielle sont très importants au Québec. Des incubateurs en technologies d’intelligence artificielle et de grandes entreprises internationales se sont implantés dans la province. Elle est aussi l’un des pôles de recherche influents en la matière. Le gouvernement du Québec a investi des sommes considérables dans ce domaine. Aussi la province compte de nombreux experts reconnus internationalement.

Dans le paysage guébécois, le futur organisme sera implanté aux côtés d’autres structures d’envergure internationale. Il faut rappeler à ce niveau que Montréal accueille déjà 65 organismes internationaux, dont l’Association mondiale du transport aérien et l’Agence mondiale anti-dopage. Aujourd’hui, la ville dite  plaque tournante de l’intelligence artificielle entend également jouer un rôle de leader en matière de développement responsable dans le domaine. Déjà les plus gros joueurs mondiaux en technologies de pointe, tels que IBM, Google, Facebook, se sont implantés dans la métropole et d’autres sont en passe de s’y installer. Il en est ainsi du géant industriel français Thales qui a annoncé l’ouverture prochaine d’un centre de recherche en intelligence artificielle à Montréal. Au Canada, l’entreprise française est établie depuis 1972 et y compte 1.800 employés. Outre drainer des investissements dans le domaine de l’intelligence artificielle, la ville de Montréal est également l’hôte de grands congrès où se rencontrent les leaders mondiaux de la recherche et du développement en la matière.

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