Interception d’un bateau humanitaire libyen par Israël

Lors d’une réunion d’urgence du Conseil convoquée à sa demande, l’ambassadeur libyen, Giadalla Ettalhi, s’est livré à un réquisitoire contre l’action de la marine israélienne, l’assimilant à «un acte de piraterie en haute mer». Relevant que le Conseil de sécurité a adopté trois résolutions depuis juin sur la lutte contre la piraterie au large de la Somalie, il l’a appelé à «assumer ses responsabilités» dans ce cas. Il lui a demandé de prendre une décision «qui assurera qu’Israël se conforme au droit humanitaire international et au droit de la mer». Mais il n’a pu convaincre les 14 autres Etats membres d’approuver une déclaration condamnant l’incident, dont l’adoption aurait nécessité un consensus. Invitée à s’exprimer bien que son pays ne siège pas au Conseil, l’ambassadrice d’Israël, Gabriela Shalev, a rejeté en bloc la protestation libyenne, en particulier l’accusation de piraterie, accusant à son tour Tripoli de «provocation». Rappelant que la Libye ne reconnaît pas l’existence d’Israël, elle a justifié l’interception du navire libyen au nom de la sécurité. «Aucun Etat membre de ce Conseil, ni aucun membre des Nations unies en général, ne permettrait à une cargaison en provenance d’un pays hostile de s’approcher d’un territoire qui sert de zone de lancement pour des attaques terroristes contre ses citoyens», a-t-elle affirmé.

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