Irak : nouvelles bavures américaines

Irak : nouvelles bavures américaines

D’une bavure à une autre, les troupes américaines en Irak continuent de faire parler d’eux. «Un matin à Haditha» a titré, lundi 20 mars, le magazine «Time» avec en Une la photo d’une fillette de neuf ans, la seule survivante d’une tuerie qui l’a privée de tous les membres de sa famille.
Dans ce numéro, l’hebdomadaire a publié une enquête approfondie sur la mort de quinze civils, dont sept femmes et trois enfants, dans des conditions suspectes, le 19 novembre 2005, près du village d’Haditha, à 250 kilomètres au nord-ouest de Bagdad.
Ce jour-là, une unité de marines, la compagnie Kilo du 3e bataillon de la 1re  division, est victime au petit matin d’une attaque avec une bombe artisanale dissimulée sur le bord de la route à l’entrée d’Haditha, au bord de l’Euphrat.
Selon des organismes de défense des droits de l’Homme cités par Time, si ces accusations sont vérifiées, il s’agirait du plus grave cas de meurtre délibéré d’Irakiens par des GI’s depuis le début de la guerre en Irak.
Mardi, le président Bush a refusé de dire si oui ou non il y aurait encore des soldats américains en Irak à la fin de son mandat dans trois ans même si, selon lui, le pays n’est pas en proie à la «guerre civile».
Malgré les violences qui font chaque jour des dizaines de morts, il a reconnu que de «durs combats» attendaient encore les Américains et les Irakiens mais il a aussi affirmé sa «confiance dans l’avenir du pays».
L’armée américaine a, par ailleurs, indiqué qu’elle avait ouvert une enquête sur une affaire similaire à Balad, au nord de Bagdad. La police irakienne affirme, dans un rapport, que des militaires américains ont tué, mercredi dernier, une famille de onze personnes, dont quatre femmes, quatre enfants et un bébé de 6 mois. La famille avait été «réunie dans une pièce» avant d’être exécutée, décrit le rapport daté du 15 mars.
Une version qui contredit le rapport de l’armée, selon lequel quatre personnes sont mortes (une femme, deux enfants et un ennemi), au cours d’une fusillade visant un terroriste d’Al-Qaïda.
Les États-Unis avaient d’abord annoncé la mort de quatre personnes, dont un insurgé. Les soldats auraient riposté à des tirs ennemis provenant d’un bâtiment en utilisant des moyens aériens et terrestres. Selon la police irakienne, il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un crime. Les autopsies auraient prouvé que les civils ont été abattus de balles dans la tête. La demeure des victimes a par la suite été détruite. «Les forces américaines ont été visées par des tirs venant d’une maison et l’aviation a riposté détruisant la maison et un véhicule», a ajouté le colonel Johnson. «Nous avons toujours revu nos tactiques et procédures à la lumière des incidents et c’est pourquoi nous avons ordonné une enquête pour pouvoir établir les faits», a-t-il ajouté.

 Un soldat américain coupable de sévices avec un chien


À Fort Meade, au Maryland, un militaire américain a été jugé coupable par un tribunal militaire d’avoir utilisé un chien pour terroriser des détenus à la prison irakienne d’Abou Ghraïb. Le sergent Michael Smith risque une peine maximale de 8 ans et 9 mois de prison. En 2004, des photos montrant des soldats commettant des sévices sur des prisonniers à Abou Ghraïb ont fait le tour du monde, déclenchant la réprobation internationale. Sur certaines d’entre elles, des gardiens utilisaient des chiens pour terrifier des prisonniers dénudés.
Sur l’une des photos, le sergent Smith apparaissait tenant en laisse un chien tout près du visage d’un prisonnier à genoux et habillé d’une combinaison orange. Lors d’un interrogatoire, le soldat a affirmé que le renseignement et la police militaire lui avaient demandé que son chien Marco soit utilisé lors des interrogatoires.

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