Irak : Tarek Aziz remis par les Américains aux autorités irakiennes

Irak : Tarek Aziz remis par les Américains aux autorités irakiennes

L’ancien vice-Premier ministre irakien Tarek Aziz, emprisonné dans un centre de détention américain près de Bagdad, a été remis mardi soir aux autorités irakiennes, a déclaré mercredi à l’AFP son avocat, Me Badih Aref, joint à Amman. «J’ai reçu un appel téléphonique de mon client Tarek Aziz qui m’a affirmé avoir été remis par les forces américaines aux autorités irakiennes, et qu’il se trouve actuellement dans la prison de Kazemieh à Bagdad», a indiqué Me Aref. «J’appelle les organisations internationales à intervenir pour empêcher cet acte qui constitue une violation de la charte de la Croix-Rouge qui interdit qu’un prisonnier soit extradé vers ses ennemis», a-t-il ajouté. Me Aref a estimé que la vie de M. Aziz «est désormais en danger car il est entre les mains de ses ennemis qui pourraient lui infliger la peine de mort pour se débarrasser de lui». «Tarek Aziz m’a dit : «Obama n’est pas différent de Bush, il participera à nos exécutions de manière indirecte», a ajouté l’avocat. En janvier, l’ex-proche de Saddam Hussein se trouvait dans un état de santé «sérieux» après avoir été victime d’une «attaque» et avait été transféré dans un hôpital sur la base américaine de Balad, au nord de Bagdad. Unique chrétien du cercle étroit des puissants de la dictature de Saddam Hussein, Tarek Aziz, né en 1936, s’est rendu aux troupes américaines fin avril 2003, et était emprisonné à Camp Cropper, le centre de détention américain près de Bagdad. Sa famille a demandé à plusieurs reprises sa libération pour raisons médicales, notamment en raison de deux crises cardiaques. Ancien ministre de l’Information, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères sous la dictature de Saddam Hussein, Tarek Aziz a été condamné en mars 2009 à 15 ans de prison pour «crimes contre l’humanité» dans l’affaire de l’exécution de 42 commerçants en 1992. En août, la Haute cour pénale d’Irak l’a condamné à sept ans de prison pour son rôle dans les exactions contre les Kurdes de confession chiite dans les années 1980.

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