Iran-Israël : Olmert exige le durcissement des sanctions contre l’Iran

Iran-Israël : Olmert exige le durcissement des sanctions contre l’Iran

Après Paris, le Premier ministre israélien Ehoud Olmert est arrivé mardi à Londres dans l’espoir de convaincre son homologue Gordon Brown d’appuyer de nouvelles sanctions contre l’Iran. Israël s’est dit être menacé si Téhéran parvenait à maîtriser l’arme atomique et entend s’associer aux efforts internationaux pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique. Considéré comme la seule puissance nucléaire au Proche-Orient, Israël estime que l’Iran représente sa «principale menace stratégique», puisque le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a appelé à « rayer » l’Etat hébreu de la carte.
C’est ainsi que M. Olmert a demandé à ce que de nouvelles sanctions soient prises dans le but d’obtenir l’abandon du programme nucléaire iranien. Lundi, M. Olmert et le président français, Nicolas Sarkozy avaient souligné leur convergence de vues sur le dossier nucléaire iranien, en jugeant qu’un Iran doté de l’arme atomique n’était pas «acceptable». «Je n’aurais pas pu entendre sur le dossier iranien des choses qui auraient pu être plus proches de mes attentes», avait déclaré le Premier ministre israélien. Selon les médias israéliens, M. Olmert devait présenter à ses interlocuteurs français et britanniques des informations collectées par ses services de renseignement sur les progrès de l’Iran en matière nucléaire.
Les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne sont ainsi favorables au renforcement des sanctions internationales contre l’Iran et accusent Téhéran de chercher à se doter de l’arme atomique, ce que les Iraniens démentent.
Le Premier ministre israélien a également l’intention de rencontrer à Londres son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, rencontre qui était prévue avant la crise actuelle que traverse la Turquie avec les rebelles kurdes dans le nord de l’Irak. Avec M. Erdogan, les discussions devraient porter sur l’attaque effectuée par l’aviation israélienne contre un objectif en Syrie en septembre, pour laquelle Ankara avait accusé Israël d’avoir utilisé son espace aérien. Pour rappel, selon la presse américaine et britannique, l’aviation israélienne aurait bombardé le 6 septembre un site soupçonné d’abriter des activités nucléaires dans lesquelles la Corée du Nord pourrait être impliquée. Cette visite intervient alors que les pressions internationales s’accentuent pour réunir Palestiniens et Israéliens autour d’un projet de paix commun avant la tenue aux Etats-Unis de la conférence internationale sur le Proche-Orient.
Les Palestiniens entendent obtenir une déclaration commune détaillée, avec notamment un calendrier complet concernant la création d’un Etat palestinien, alors qu’Israël souhaiterait plutôt un texte général plus souple qui reste flou sur les objectifs précis. M. Olmert a exclu une percée historique lors de la réunion internationale sur le Proche-Orient prévue d’ici la fin de l’année aux Etats-Unis.
«Cette réunion servira de parapluie aux pourparlers de paix israélo-palestiniens», a-t-il souligné. M. Cette réunion est censée jeter les bases d’un Etat palestinien et porter sur les questions les plus sensibles en l’occurrence le tracé des frontières, le sort de Jérusalem et des réfugiés palestiniens. Selon ses proches, M. Olmert entend s’expliquer à Londres sur la décision de son cabinet de considérer comme « entité hostile » la bande de Gaza, contrôlée depuis la mi-juin par le Hamas. Dans les semaines à venir, M. Olmert devrait aussi effectuer une visite officielle en Allemagne.

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