Islamabad exhorté à faire cesser le terrorisme

Réunis à Brunei, les représentants de 22 pays asiatiques ainsi que notamment des Etats-Unis, de la Russie et de l’Union Européenne ont pris note de l’engagement du Pakistan de combattre le terrorisme, en exhortant ce pays «à prendre d’autres mesures pour le mettre en oeuvre».
Le forum régional (ARF) comprend les dix pays de l’association des Nations du Sud-Est asiatique (ASEAN) ainsi que l’Australie, le Canada, la Chine, l’UE, l’Inde, le Japon, la Mongolie, la Nouvelle-Zélande, la Corée du Sud, la Corée du Nord, la Papouasie-Nouvelle Guinée, la Russie et les Etats-Unis. L’ASEAN est formée du Brunei, du Cambodge, de l’Indonésie, du Laos, de la Malaisie, de la Birmanie, des Philippines, de Singapour, de la Thaïlande et du Vietnam.
Au cours des discussions mercredi à Brunei, le ministre indien des Affaires étrangères Yashwant Sinha a rendu le Pakistan – pays qui n’est pas membre de l’ARF et qui n’est pas représenté à la réunion – responsable des tensions sur la frontière entre les deux voisins rivaux. «Le point crucial qui ne saurait être négligé est que le Pakistan était engagé dans une politique officielle de soutien au terrorisme contre l’Inde», a déclaré M. Sinha, cité par son parte-parole. Les chefs de la diplomatie de l’ARF ont estimé que des mesures prises par Islamabad pour faire cesser le terrorisme transfrontalier «constitueraient un pas important vers la reprise du dialogue, le renforcement de la coopération et la solution des différends par des moyens pacifiques». De telles mesures favoriseraient «la sécurité et la stabilité régionales et internationales», souligne le communiqué publié à l’issue de la réunion.
Le Cachemire indien, seul Etat à majorité musulmane de l’Union indienne, est le théâtre depuis 1989 d’une insurrection séparatiste musulmane, qui a fait plus de 36.500 morts selon New Delhi, plus du double selon les rebelles. Selon l’inde, qui accuse le Pakistan d’alimenter la rébellion, le pays voisin ne tient pas sa promesse, prise début juin auprès de Washington, de mettre fin à des infiltrations de séparatistes musulmans au Cachemire sous contrôle indien, au coeur du différend entre les deux pays qui se sont déjà livrées deux guerres autour du territoire disputé.

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