Israël appelle à la liquidation des chefs politiques du Hamas

Un ministre israélien proche du chef du gouvernement Ehud Olmert a appelé dimanche à la liquidation des dirigeants politiques du Hamas dans la bande de Gaza, y compris Ismaïl Haniyeh, le Premier ministre du gouvernement islamiste. «À la guerre comme à la guerre, à Gaza il faut parler un langage plus guerrier pour se faire comprendre, tous les membres de la direction politique et militaire du Hamas sont impliqués dans le terrorisme», a affirmé le ministre de l’Habitat Zeev Boïm à la radio militaire.
Interrogé sur la possibilité d’une reprise des opérations de «liquidations ciblées» contre les responsables politique du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, Zeev Boïm s’est déclaré favorable à des «attaques contre les têtes du serpent, en partant d’Haniyeh, et tous ceux qui sont en dessous de lui». «Dans le passé, nous avons accordé un moment une immunité à la direction politique, avant de la retirer à Yassine et Rantissi, Haniyeh et ses camarades ne sont différents de ce point de vue», a ajouté ce ministre. Il faisait allusion au chef spirituel et fondateur du Hamas, cheikh Ahmad Yassine, et son successeur à la tête du mouvement à Gaza, Abdelaziz Rantissi, éliminés en 2004 lors de raids aériens de l’armée israélienne.
Le numéro deux du gouvernement Haïm Ramon a lui aussi affirmé à la radio militaire que tous ceux qui sont «impliqués de façon directe ou indirecte dans des crimes de guerre contre des civils (israéliens) se trouvent dans la ligne de mire de l’armée israélienne». Ces menaces ont été lancées à la suite de tirs de roquettes palestiniennes samedi à partir de la bande de Gaza contre la ville israélienne de Sdérot au cours desquels un enfant de huit ans blessé a dû être amputé d’une jambe. À l’ouverture du conseil hebdomadaire des ministres, Olmert n’a pas exclu la reprise des «liquidations ciblées». «Nous continuerons à attaquer tous les terroristes. Ceux qui lui les envoient et les utilisent. Nous n’exclurons personne», a prévenu le Premier ministre.
Olmert a toutefois laissé entendre qu’il excluait pour le moment une opération terrestre de grande envergure dans la bande de Gaza comme le préconisent certains de ses ministres. «Nous ne pouvons pas ignorer les sentiments et les frustrations des habitants de Sdérot et des localités voisines (…) Leur colère est compréhensible et naturelle. Mais la colère ne peut constituer un plan d’action. Nous devons agir de manière ordonnée et systématique sur une longue période de temps. C’est ce que nous faisons et que nous continuerons à faire», a affirmé Olmert.

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